Miser sur l’emploi, c’est investir dans le capital humain de la région

Lors de la séance plénière du 21 janvier 2016, Philippine Laniesse s’est exprimée sur le Conseil stratégique pour l’attractivité et l’emploi

 

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Madame la présidente, Monsieur le vice-président, mes chers collègues,

La relation à double sens entre les territoires et les entreprises, et dans ce cas particulier entre la région et l’entreprise, si elle est bien exploitée, devient très vite vers une relation gagnant-gagnant.
Ces deux notions, mentionnées dans le nom de ce Conseil stratégique, soient l’attractivité et l’emploi, traduisent bien ce lien réciproque et vertueux.

L’attractivité d’une région, pour une entreprise, c’est bien sûr l’espoir d’attirer de nouveaux investisseurs, mais c’est aussi l’assurance que s’établira dans le territoire cette classe créative qui remet en cause l’ordre établi, qui invente et qui crée les conditions nécessaires pour qu’ensuite ait lieu l’innovation au sein des entreprises. C’est pour cela qu’attractivité ne rime pas seulement avec fiscalité, mais aussi et surtout avec urbanisme, recherche, tourisme, formation et tant d’autres prérogatives de la région.

Quant à la création d’emplois au sein des entreprises, c’est peut-être pour la région le seul salut qui vaille, du moins à court-terme, pour ne pas perdre son dynamisme, pour ne pas rester à la traîne malgré ses atouts indéniables, comme l’expose la délibération.

En fait, miser sur l’attractivité et sur l’emploi, c’est investir dans le capital humain de la région Île-de-France.

A cet égard, il serait incongru de dire inconciliables d’opposer le politique et le privé. Bien entendu l’impulsion, le cap, le leadership ne peuvent être incarnés que par une figure politique, et votre projet volontariste, Madame la présidente, en matière de développement économique, vous confère toute légitimité pour cela, mais les acteurs privés ont aussi tout beaucoup à gagner à faire coïncider leurs intérêts avec les contours d’un projet économique commun.

Au-delà des critères mentionnés, tout à fait logiques, de « compétence », de « réussite », et de « vision globale et prospective », il faudra bien sûr que ces acteurs soient représentatifs de l’écosystème francilien de l’entreprise, en intégrant notamment les PME qui font tant pour le dynamisme économique de notre région et qui représentent, je crois, avec les TPE, 65% de l’effectif salarié en Île-de-France.

Je vous assure donc de l’adhésion de notre groupe à la mise en place de ce Conseil stratégique et, de façon générale, je formule le vœu que ce mandat puisse, au travers de différents projets, promouvoir une véritable culture de la coopération et du fonctionnement en écosystème. Que, dans la mesure du possible, nous intégrions les autres parties prenantes – qu’il s’agisse des grandes entreprises, des plus petites, des acteurs académiques, des associations ou des autres collectivités – au profit d’une action collaborative efficace.

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