Soutenons les minorités persécutées au Moyen-Orient

La Région Île-de-France se doit d’être exemplaire et de marquer à l’égard des minorités persécutées une solidarité sans faille par un engagement politique fort et l’activation de ses relais et de ses dispositifs d’aide et d’accompagnement

Madame la Présidente, chers collègues,

Avant toute chose, je tiens à saluer, au nom du groupe du Centre et des Démocrates, le travail de Patrick Karam en soutien aux communautés minoritaires persécutées au Moyen-Orient.

Nous apportons chacun, en tant qu’élus, notre histoire et notre expérience. Je suis moi-même arrivée en France comme réfugiée politique et je souscris pleinement à votre volonté de soutenir les populations persécutées dans leur pays, afin qu’ils n’aient pas à fuir et vivre le déracinement que nombre de nos compatriotes ont malheureusement connu.

Nous assistons depuis quelques années à une guerre qui détruit un certain nombre de minorités au Moyen-Orient.

Les victimes sont des communautés qui ne sont pas engagées dans un conflit. Elles sont désarmées et pourtant, elles sont l’objet d’une véritable tentative de génocide, pour des raisons uniquement religieuses ou ethniques.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux face à ces barbares dont le seul objectif est de vider totalement le Moyen-Orient de sa diversité ethnique et religieuse.

La diversité religieuse, la diversité ethnique, le fait que des populations différentes coexistent participe à l’équilibre et à l’apaisement du Moyen-Orient. En soutenant le maintien de ces populations et en essayant de les protéger, nous favorisons le retour d’un climat de paix. L’appauvrissement ethnique et religieux est un danger pour la paix à long terme. Il ne faudrait pas, une fois l’ennemi Etat islamique vaincu, voir s’installer un nouveau conflit.

Aider ces communautés à se maintenir sur place, c’est les aider à préserver leurs éléments moteurs : les jeunes, les diplômés, qui participeront demain à la reconstruction et à la prospérité de cette région.

Face à l’urgence, l’aide humanitaire est un point sur lequel nous pouvons et devons agir.

La Région n’est certes pas le seul acteur en la matière, mais elle doit y prendre toute sa part. Elle doit concrétiser des actions à portée immédiate et impulser une politique d’accompagnement dans la durée pour ces populations : Education, infrastructures.

L’aide financière doit être dirigée vers les ONG afin de mieux répondre aux besoins des populations vivant dans les camps de réfugiés. Le minimum qu’on puisse faire est, en effet, de les aider à vivre dignement dans les camps où ils sont exilés, les aider à accéder à l’éducation et aux soins.

Les faire venir en France et, ainsi, les déraciner, n’est pas une solution.

L’objectif, pour nous, est de maintenir cette diversité, spécifique de cette région du monde.

L’idée de créer un fond régional qui doit avoir pour objectif de permettre une réponse d’urgence efficace est pertinente.

Collectivités, partenaires privés et associations, nous devons tous coordonner nos actions pour lutter contre les forces extrémistes et soutenir tous ceux qui rêvent comme nous d’une société dans laquelle toutes les religions et ethnies vivent en paix et dans laquelle les générations futures pourront vivre dignement et librement.

Je vous remercie.

Pour lire le rapport c’est ici RAPCR16-16RAP

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