Engagement en faveur des classes moyennes en matière de logement

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Madame la Présidente, Monsieur Le Vice-Président, chers collègues,

Nous délibérons aujourd’hui, sur une des mesures phares de notre campagne, en faveur des classes moyennes trop souvent oubliées dans la politique régionale, et premières contributrices des réformes fiscales engagées par le gouvernement.

Et s’il est difficile de s’accorder sur une définition des classes moyennes, une réalité est certaine :

Ce sont surtout les jeunes ménages qui subissent régulièrement une baisse de leur niveau de vie et peinent à trouver une solution de logement adaptée à leur besoin dans notre Région.

Le soutien au logement des classes moyennes est donc un soutien à la jeunesse de notre Région, je tenais à le souligner.

Nous nous réjouissons donc de pouvoir mettre de nouveau à l’honneur ces classes moyennes, dans un plan régional en faveur du logement.

Il est important de donner une place à chaque Francilien : les plus modestes n’étant pas les seuls à rencontrer des difficultés à se loger.

Dans la situation économique et sociale actuelle, de nombreux franciliens sont souvent jugés « trop riches » pour accéder aux logements d’un parc social mais sont « trop pauvres » pour accéder au parc privé (diminution des salaires, emploi de plus de plus précaires…) les Franciliens de classe moyenne rencontrent, eux aussi, de plus en plus de difficulté à se loger.

Il est important de prendre en compte les mutations de notre société et de s’adapter au nouveau marché locatif pour offrir aux classes moyennes une offre de logements spécifique à loyer intermédiaire, dans les zones suffisamment dotées de logements à caractères très sociaux et sociaux afin d’y développer une mixité sociale et une diversité de l’urbanisme.

Nous attirons votre attention sur le fait que ce dispositif doit répondre et s’adapter aux besoins des territoires.

Ainsi, en zone très tendue, soit à Paris et en petite couronne, la programmation de logement en PLS apparait pertinente compte tenu de l’écart constaté entre les loyers du parc social et ceux du parc privé.

A contrario, la construction de PLS semble peu adéquate par rapport à la demande enregistrée en logement social (hors foyers) en dehors de la petite couronne. En effet, elle correspond moins aux attentes des villes plus éloignées, où les demandes de PLAI sont beaucoup plus nombreuses et les demandes de PLS se font plus rares.

La mixité sociale est un objectif que nous devons concilier avec la garantie du droit au logement.

Le devoir qui est le nôtre est de trouver le juste équilibre entre le besoin de logements pour les classes moyennes non éligibles aux logements sociaux et les populations demandeuses plus défavorisées  le tout en tenant compte de la typologie & sociologie des territoires et de leur taux de logement social. Nous devons garder à l’esprit le souhait de pérenniser la mixité sociale en Île-de-France en garantissant une politique du logement équilibrée et qui n’oublie aucun des franciliens.

Je vous remercie.

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