Soutien aux femmes victimes de violences

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Madame la Présidente, mes chers collègues,

Une femme sur 10 est victime de violence conjugale aujourd’hui en France, et 1 femme meurt tous les 6 jours sous les coups de son conjoint. Des avancées concrètes sont nées grâce à la loi du 4 août 2014 qui permet en autre l’éviction du conjoint violent du domicile. Force est de constater, que pour leur survie et celle de leurs enfants, ce sont encore aujourd’hui les femmes qui quittent le domicile conjugal.

Face à cette réalité, des mesures s’imposent, car ces violences sont un obstacle à l’égalité entre les hommes et les femmes et aux droits fondamentaux des femmes.

La région se doit d’aider les victimes recensées sur son territoire, et elle le fait au travers de son partenariat avec la Fédération Nationale Solidarités Femmes qui vise à faciliter l’accession des femmes à un logement locatif social tout en favorisant leur sortie de l’hébergement d’urgence avec l’aide des associations partenaires de la FNSF.

Identifier et aider ses femmes en souffrance c’est le travail de ces associations que nous ne remercions pas assez pour le travail accompli chaque jour sur le terrain : prise en charge, accompagnement psychologique pour elles et leurs enfants témoins des violences, aide à l’insertion professionnelle, autant de soutiens qui permettent à ces femmes de sortir de l’isolement et de se reconstruire.

Notre groupe adhère pleinement, Madame la présidente, à votre initiative de doubler au minimum l’objectif régional de mise à disposition de logements et de pérenniser cette action durant la mandature. Nous serons néanmoins attentifs au bilan de cette mise à disposition de logements, pour être en mesure d’adapter ce dispositif aux besoins identifiés.

Grâce à cette action, la Région apporte sa pierre à l’édifice et permet à ces femmes – issues de toutes catégories socio-professionnelles – de retrouver une autonomie et une vie normale.

Nous le savons, partir est un instinct de survie. Mais une application de la loi plus stricte sur l’éviction du conjoint serait plus juste, car fuir, c’est pour certaines femmes partir loin de leur environnement familial, ce qui les amène à une autre forme d’isolement. C’est pourquoi notre groupe, s’attache au travail de ces associations qui aident ces femmes dans leur reconstruction identitaire indispensable à un retour à une vie normale, et ces enfants « témoins » qui également victimes, doivent bénéficier d’un accompagnement psychologique.

Je vous remercie

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