[Budget 2016] Imaginons des maisons de santé régionales

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Sandrine Lamiré, Présidente de la Commission Santé, a défendu devant l’Assemblée régionale les mesures de lutte contre les inégalités en matière de santé : renforcement des formations médico-sociales, résorption des déserts médicaux, promotion de la prévention des maladies infectieuses, attention portée à la santé environnementale. Ces sujets constituent les priorités de santé publique prônées par le Groupe Centre et Démocrates et c’est à ce titre qu’elle a proposé l’implantation de maisons de santé régionales sur tous les territoires. Elle a également félicité la Vice-Présidente chargé des affaires sociales et de la santé, Farida Adlani, pour son volontarisme et son engagement en faveur de la santé des Franciliens. 

Madame la Présidente, Madame la Vice-Présidente, mes chers collègues,

L’Ile de France doit faire face à de fortes inégalités dans l’accès au soin sur son territoire, et ce phénomène s’amplifie ces dernières années.

Par son périmètre géographique d’intervention, la Région est un partenaire naturel de l’Etat et des autres collectivités dans la lutte contre ces déséquilibres.

Les raisons de ces inégalités, on les connaît.

En effet, de nombreux médecins partent à la retraite sans trouver de remplaçants.

Certains quittent les zones où ils ne se sentent plus en sécurité pour exercer sereinement.

Force est de constater également que les jeunes médecins aspirent à une meilleure qualité de vie, souhaitent une organisation de leur travail différente, avec des horaires moins tardifs et des astreintes moins nombreuses. Les regroupements ont un intérêt en ce sens car ils permettent d’assurer une permanence des soins par exemple.

Au travers du fonds de résorption des déserts médicaux, vous apportez, Madame la Présidente, des mesures concrètes quant à la création de maisons pluridisciplinaires, et je propose qu’au sein de la Commission Santé, et en lien avec la Vice-présidente, nous puissions lancer un travail de fond sur l’aide à la création des maisons de santé.

Les inégalités, sont également sociales. Elles touchent principalement les jeunes et les personnes peu ou pas diplômés. C’est pourquoi les efforts consentis par la région sur les formations sanitaires et sociales répondent à un double enjeu : l’insertion professionnelle puisqu’elles permettent des débouchés professionnels importants, et la réduction des inégalités en matière de santé puisqu’elles pallient les carences de professionnels et de services à la personne. Nous soulignons au passage l’effort pour la gratuité des formations aides-soignantes et auxiliaires de puériculture pour les demandeurs d’emploi.

Elue à la jeunesse dans ma ville, je suis particulièrement sensible à la sanctuarisation du FRAS (Fonds Régional d’Aide Sociale) pour les élèves en difficultés financières, et au maintien des actions de prévention en direction de ce public particulièrement exposé.

A ce titre, je souhaite que nous puissions mener, dès cette année, une réflexion approfondie sur un certain nombre de sujets liés à la sensibilisation et à la prévention. Je pense notamment au harcèlement sur les réseaux sociaux dont la progression est inquiétante.

Dans ce domaine de la prévention, le CRIPS a un rôle majeur à jouer et nous devrons l’associer à notre réflexion. Je ne doute pas que notre collègue Jean Spiri saura nous apporter son appui et son éclairage sur le sujet.

Le dernier point qui me tient à cœur est la santé environnementale.

Une préoccupation majeure car la pollution de l’air est à l’origine d’un grand nombre d’allergies et maladies respiratoires en particulier chez les jeunes enfants.

Comme le rappelait mon collègue Didier Dousset hier:

  • près de 30% des nourrissons sont touchés par la bronchiolite chaque année,
  • et l’asthme est la pathologie chronique la plus fréquente chez les enfants, touchant près de 10% d’entre eux.

Je souhaite que nous profitions de cette année de transition pour mener un travail de réflexion sur ce sujet. D’abord avec les membres de la Commission Santé, mais pourquoi pas également avec les autres commissions concernées (Transports, Environnement).

Je conclurai par le fait que même si la santé et l’action sociale ne sont pas des compétences directes de la région, vous réussissez, Madame la Présidente, Madame la Vice-Présidente, avec des contraintes évidentes de budget, à tenir des engagements chers à notre groupe : adapter une politique de santé régionale aux besoins des franciliens.

Je vous remercie.

http://www.dailymotion.com/video/x44lpqx

Intervenant également dans le débat portant sur les affaires sociales, Philippine Laniesse a défendu la vision humaniste du Croupe Centre et Démocrates en obtenant de ses collègues une augmentation des montants alloués au Fonds de soutien aux personnes les plus démunies. 

 

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