[Budget 2016] « Exclusion sociale, Handicap, Emplois non pourvus : Nos priorités pour la formation professionnelle ! »

http://www.dailymotion.com/video/x44lwly

 

Pour Marie-Christine Dirringer, les nouvelles compétences de la région en matière de formation professionnelle font reposer sur la majorité une grande responsabilité : résoudre le problème de l’insertion professionnelle en Île-de-France et assurer l’adapation des formations aux mutations économiques. La Présidente de Défi Métiers a adressé à l’exécutif 5 objectifs essentiels :

  • repérer en priorité les personnes exclues ou en situation de handicap;
  • répondre aux besoins réels d’emplois;
  • ne pas oublier l’acquisition de connaissances de base;
  • développer la formation professionnelles aux métiers des hautes technologies
  • diminuer la part des fonds alloués à la formation professionnelle allant aux intermédiaires. 

L’élue du Val-de-Marne a tenu à rappeler que le plan 500 00 formations de l’Etat ne permettra pas à lui seul d’assurer que ces objectifs soient remplis. 

[Seul le prononcé fait foi]

Le Groupe Centre et Démocrates soutient activement le choix de l’emploi comme priorité de la majorité pour cette mandature ainsi que toutes les mesures permettant d’améliorer l’emploi dans la région francilienne comme l’engagement de créer 100 000 stages pour les jeunes et le plan d’action pour l’apprentissage.

L’échec scolaire, le choix d’études ne débouchant pas sur des emplois réels font que trop de jeunes sont exclus de l’emploi alors que beaucoup de recruteurs se plaignent de ne pas trouver sur le marché pour certaines professions les jeunes qu’ils sont prêts à recruter. L’image de l’apprentissage est souvent dévalorisée alors que ce système a montré son efficacité à l’étranger, notamment en Allemagne, et est devenu même en France un véritable sésame pour l’emploi. Toutefois le nombre d’apprentis a baissé en Ile-de-France.

Renforcée dans son rôle de pilote de l’apprentissage, la Région doit inverser cette courbe par des mesures de soutien aux CFA grâce à un nouveau cadre contractuel, au développement du nombre de contrats d’apprentissage et l’aide aux employeurs prêts à recruter des apprentis. Malgré la crise économique actuelle, la richesse et la diversité du tissu économique francilien doivent permettre de démontrer grâce à une action volontariste et puissante que la région Ile-de-France est leader dans la création d’emplois liés à l’apprentissage.

L’emploi à vie n’existe plus, la formation unique et définitive en début de carrière est une chose du passé. Les mutations économiques et l’explosion technologique ont des conséquences importantes : des emplois et des professions disparaissent, d’autres se créent en permanence. Les systèmes de formation, notamment de formation professionnelle doivent être conçus non seulement pour développer des compétences spécifiques et favoriser l’insertion professionnelle immédiate, mais aussi pour permettre à chaque stagiaire de développer son employabilité et son adaptabilité tout au long de sa carrière.

Notre groupe se félicite que la Région dispose d’un rôle central dans la gouvernance, la définition stratégique et le financement de la formation professionnelle et des politiques d’insertion sur son territoire. Le travail d’analyse en concertation avec Pôle Emploi et tous les partenaires doit être mis à jour tout au long de la mandature afin d’affiner les choix et l’efficacité des efforts : définition des secteurs en tension de recrutement sur le marché du travail francilien, analyse des besoins territoriaux des employeurs et des demandeurs d’emploi.

Cette démarche doit avoir un double objectif :

        A court terme, préparer les demandeurs d’emploi et les jeunes à leur insertion professionnelle et à l’amélioration de leurs connaissances sur les fondamentaux, (c’est pourquoi nous saluons le développement du dispositif avenir jeunes, des Ecoles de la 2ème chance et de la formation aux connaissances de base),

        A terme agir de façon dynamique sur l’adaptation des formations afin de préparer les stagiaires à l’évolution des métiers et des besoins des entreprises en matière d’emploi.

Pour réussir, une politique d’emploi efficace nécessite un système d’information recensant les besoins et les offres. En tant que Présidente de Défi Métiers, je veillerai à ce que cet organisme assure avec efficacité ses 3 missions :

        Information sur l’offre de formation,

        Animation des réseaux VAE,

        Observatoire Emploi-Formation.

Nous sommes conscients que ce budget sera ajusté en cours d’exercice afin de tenir compte de la mise en œuvre du plan 500 000 formations pour les chômeurs piloté par l’Etat auquel la Région a souscrit. Les nouveaux crédits obtenus dans le cadre du plan Etat-Région devront permettre de modifier à la hausse certaines lignes budgétaires.

Au début de cette mandature le Groupe Centre et Démocrates a une vision à long terme exigeante et innovante de la formation professionnelle dans un contexte particulièrement tendu :

        Pour les demandeurs d’emploi, tout spécialement les jeunes et les seniors,

        Pour les entreprises découragées par une règlementation inadaptée ne permettant pas la flexibilité nécessaire à l’embauche, notamment dans les PME et TPE,

        Pour les organismes de formation publics et privés. Bien sûr la Région doit maintenir et affermir ses relations avec ses partenaires publics et parapublics, mais sans exclusive. L’offre privée de formation professionnelle, réactive et apte à répondre aux besoins et à la réalité du marché du travail, doit aussi être reconnue comme un partenaire majeur de la politique de formation de la Région dans le cadre des marchés publics qu’elle sera amenée à passer.

La politique de formation devra viser 5 objectifs :

        Cibler en priorité les personnes en difficulté, sans pour autant sombrer dans le système de la formation parking, pour seulement inverser la courbe du chômage au moment « opportun »,

        Faire un effort particulier pour les personnes handicapées, laissées pour compte dès la sortie du secondaire pour celles qui y arrivent. Elles ne trouvent aucune structure de formation adaptée leur permettant de se former et de trouver un emploi,

        Répondre aux besoins du marché par une analyse fine des différents secteurs économiques. Même s’il doit exister des priorités, aucun secteur ne devrait être écarté a priori dès lors qu’une formation répondrait à des besoins réels en emplois. Autant les actions de formation à vocation « occupationnelle » doivent être proscrites, autant celles répondant à des besoins réels et des emplois futurs doivent être favorisées.

Je prendrai deux exemples :

  •  Le domaine paramédical et l’explosion des besoins d’aide à la personne,
  •  Les emplois liés à l’attractivité touristique et culturelle de notre région capitale.

        Répondre à des besoins multiples : acquisition de connaissances de base, acquis techniques propres à certains métiers, compétences transverses liées à l’utilisation des nouvelles technologies, et toute forme de compétences permettant d’améliorer l’employabilité liée à l’évolution des métiers.

        Recentrer enfin, l’utilisation des budgets sur le financement des actions de formation au détriment des autres types de dépenses, notamment celles des intermédiaires et des prescripteurs qui allongent les délais et obèrent les coûts.

En conclusion au-delà du Plan 500 000, l’accès de tous à la formation et au développement de ses compétences tout au long de sa vie est la clé de l’agilité et de la performance économique et sociale de tous nos secteurs et de tous nos territoires franciliens,

C’est pourquoi, Madame la Présidente, le Groupe Centre et Démocrates votera le Budget Formation Professionnelle, Apprentissage et Emploi qui nous est présenté.

 

Partager sur
  • Partager via Facebook
  • Partager via Google
  • Partager via Twitter
  • Partager via Email