[Budget 2016] : « En ces temps de disette budgétaire, les territoires ruraux ont besoin de la Région »

A l’occasion de l’examen du budget consacré à l’aménagement et à la ruralité, Bruno Millienne a souligné l’effort de l’exécutif en faveur des territoires ruraux. Le doublement des aides pour ces territoires doit cependant être prioritairement fléché sur les communes de moins de 2500 habitants.

http://www.dailymotion.com/video/x449vti

 

Madame la Présidente,

Madame la Vice-Présidente,

Chers Collègues,

 

Les grandes orientations du budget 2016 concernant la partie « Aménagement et Ruralité » sont conformes aux engagements de campagne sur lesquels nous nous étions engagés.

Nous nous réjouissons en particulier de l’effort considérable fait à destination des territoires ruraux qui ont, comme vous le savez, en ces temps de disette budgétaire, bien besoin du soutien de la région.

J’aimerai cependant que nous nous entendions sur ce que nous entendons par communes rurales afin d’être certain que cet effort budgétaire aille bien vers ceux qui sont aujourd’hui les plus délaissés.

Pour ce qui me concerne, sont celles qui comptent 2500 habitants et moins conformément à la définition de l’INSEE. Ce sont également celles qui souffrent le plus, celles qui sont un terreau fertile pour le Front National,

Dans ces communes, Mme la Présidente, et je sais que je ne vous apprends rien, la baisse des dotations a fini d’achever les édiles qui avaient déjà du mal à boucler leurs budgets communaux et à assurer le minimum syndical de leurs missions au service de leurs administrés.

Les plus prévoyants d’entre eux avaient réussi à se constituer au fil des ans des bas de laine dans lesquels ils puisaient de temps en temps, mais toujours avec parcimonie. Aujourd’hui ils n’osent même plus y toucher tellement ils ont peur que la situation financière de leur commune ne se dégrade encore. Et avouez qu’entre la baisse de la DGF, l’intégration de certaines de ces communes dans des EPCI ou des CU, collectivités locales dans lesquelles, ils en sont persuadés, leur voix ne compteront pas beaucoup, ils ont réellement des raisons objectives d’avoir peur.

Les autres, pour partie d’entre eux sont en quasi faillite, avec cette désagréable impression que rien, ni personne ne pourra y changer quoique ce soit.

Alors beaucoup d’entre eux se sont retournés vers les bonimenteurs du Front National. Espérons que le scandale des Panama Papers leur fera retrouver raison.

En attendant Mme la Présidente, Mme la Vice-Présidente, je voudrais ce soir être en capacité de les rassurer totalement en leur apportant le message d’espoir qu’ils attendent de votre part : la certitude qu’ils seront les premiers à bénéficier des attentions de la région.

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