La région doit devenir un incubateur de nouvelles pratiques urbaines

Charlotte Baelde, conseillère régionale d’Île-de-France, a défendu lors de la séance plénière la proposition originale de profiter du foncier en attente de transformation pour tester de nouvelles pratiques urbaines. 

 

Madame la Présidente, Mes chers collègues,

Le souhait de la région de devenir un incubateur de nouvelles pratiques urbaines constitue, de notre point de vue, une initiative qui mérite d’être saluée.

Il est en effet important de trouver une utilité sociale, économique même provisoire, aux  friches urbaines, aux terrains abandonnés, aux lots délaissés qui endommagent le paysage et l’environnement et contribuent dans certains cas, à alimenter même le sentiment d’insécurité des habitants.

Des expériences conduites en France, je pense à l’expérience d’hébergement conduite à l’hôpital Saint-Vincent de Paul de Paris où plus de 1000 personnes travaillent désormais afin d’aider les personnes les plus fragiles,

je pense également à la réappropriation du site de la manufacture des tabacs de la SEITA de Marseille par des activités culturelles et artistiques,

des exemples qui démontrent l’utilité et l’efficacité d’une telle démarche.

Autre expérience, à Lausanne, lieu emblématique de ces usages temporaires, où ce sont les artisans, les commerçants, les jeunes créateurs qui ont trouvé là des locaux en centre-ville, modulables et peu chers.

Autant d’expériences qui ont un point commun : favoriser la mutation des sites durant le temps de veille.

Ils doivent nous inspirer afin que la région, puisque telle est son ambition, permette de redonner de la valeur à des lieux délaissés, favorise l’incubation de projets innovants et améliore ainsi le cadre de vie des Franciliens.

Nous devons considérer en effet ces « lieux de pause » comme une chance, et non une menace pour nos villes qui doivent continuer à offrir des espaces d’expériences et d’émulations qui répondent pleinement aux nouvelles aspirations des Franciliens en terme de participation citoyenne et de co-construction.

Toutes les initiatives sont les bienvenues.

Le rapport cite les actions de recyclage, les activités aux modèles économiques plus fragiles (associations, acteurs de l’ESS…), et la promotion de nouveaux modes de consommation : développement des circuits courts, réseaux collaboratifs, coopératives, On pourrait d’ailleurs  allonger la liste aux activités culturelles et sociales qui au regard des expériences conduites ailleurs, méritent une même attention.

Le dispositif souple de sélection des projets permettra sans aucun doute d’amorcer cette démarche innovante.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous voterons ce rapport.

Je vous remercie.

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