« La Région s’engage pleinement dans l’OpenData et c’est une bonne nouvelle »

Lors de la séance du Conseil régional du 16 juin, Philippine Laniesse est intervenue pour soutenir la volonté de la Région de mettre toutes ses données en « OpenData ».

Cette délibération est une très bonne nouvelle. Je trouve fondamental que la région capitale qu’est l’Île-de-France soit en première ligne en matière d’open data, eu égard à son ambition de devenir une smart région.

Je veux commencer par dire que nous ne partons pas de zéro dans notre région. Il y a eu un vrai effort de pédagogie et d’animation pour rendre publique l’information. Tout n’était toutefois pas optimal, ni dans la mise à disposition, ni pour la consultation, ni pour l’utilisation.

Avec cette délibération, la région ne fait pas que s’inscrire dans une tendance, elle s’engage pleinement, en ouvrant les données par défaut elle dit à quel point elle croit aux opportunités ouvertes par cette démarche.

Finalement, dans le débat public, l’open data est encore mal connu. On l’assimile parfois à un gadget, presque à une marotte de geek. Et pourtant, c’est bien plus que ça.

J’insiste sur deux points particuliers quant à ce que peut permettre l’open data :

  • La transparence et la bonne gestion publique, qui sont évidemment des priorités pour nous, élus du MoDem. Grâce à la publicité du budget, mais aussi de l’attribution des subventions, notamment aux associations. C’est pourquoi l’open data est régulièrement associé à une modération et à une rigueur financière – dans le bon sens du terme – de facto.
  • Deuxième chose : l’efficacité. L’efficacité de l’action publique et les synergies que cela ouvre avec les acteurs privés. Cela permet souvent d’accélérer les procédures en interne et surtout, avec le big data, cela ouvre de nouvelles possibilités grâce à l’open innovation.

Si je peux donner ne serait-ce qu’un exemple, je parlerai de l’emploi. Nous en avions déjà parlé au moment d’évoquer la renégociation de l’accord-cadre avec Pôle Emploi. Mais je veux redire à quel point la démarche qui consiste à mettre en parallèle les données sur les chercheurs d’emplois et les données sur le marché du travail à l’échelle des bassins d’emploi peut permettre d’apporter des solutions en matière de lutte contre le chômage.

Car, au-delà de la démarche de la région, il faut s’inscrire dans une perspective de coopération. La région doit être le chef d’orchestre, doit donner l’impulsion, mais elle doit surtout trouver les bonnes façons de faire coopérer ensemble collectivités, entreprises, start-up, associations et autres.

Et si je peux conclure par une mise en garde, attention à ne pas réinventer ce qui existe déjà. Je pense qu’il est important d’être dans une démarche de benchmarking et de mutualisation des bonnes pratiques, au travers de réseaux à diverses échelles. Nous pourrions imaginer, au niveau des régions par exemple, que nous nous appuyions pour cela sur l’ARF.

En tout cas, je salue grandement la volonté qui est la vôtre de faire de l’Île-de-France une véritable smart région et nous voterons donc pour ce texte.

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