Les choix budgétaires inconséquents de la précédente majorité

Madame la Présidente,

Monsieur le Vice-Président,

Chers collègues,

Nous le présagions lors des débats budgétaires et nous en sommes désormais certains : la majorité précédente n’a pas su préparer l’avenir de la première région de France.

Dans tous les domaines qui auraient dû poser les bases du développement futur de l’Île-de-France, les budgets d’investissement ont été fortement réduits sous la dernière mandature :

  • Baisse de 30 millions d’euros pour les universités,
  • Baisse de 25 millions d’euros pour l’apprentissage,
  • Baisse de 40 millions d’euros pour le logement,
  • Baisse de 17 millions d’euros pour l’environnement et l’énergie,
  • Baisse de 12 millions d’euros pour l’emploi,

Mais ce qui constitue pour moi le point d’orgue dans la gestion de la précédente majorité, c’est la baisse de 117 millions d’euros pour les lycées, lorsque l’on retire les dépenses relatives aux agents.

Je vous pose la question : comment a-t-on pu diminuer les investissements alors que chaque année le nombre de lycéens augmentait ?  Sauf à ne pas avoir de vision, c’est un non-sens que je ne parviendrai sans doute jamais à comprendre.

Et que ceux qui pensent que ces économies drastiques traduisent un sérieux budgétaire écoutent ce qui va suivre : les dépenses réelles annuelles ont augmenté en seulement 5 ans de plus de 320 millions d’euros ! Soit bien plus que l’inflation qui n’a progressé que de 2,5%. Mais où est donc passé l’argent me demanderez-vous ? D’abord dans les ressources humaines (+ 100 millions d’euros) et le fonctionnement de l’institution (+ 32,5 millions d’euros).

Si vous avez à juste titre favorisé le recours à l’emprunt à taux fixes, la part des dépenses relatives au service de la dette régionale a, quant à elle,  progressé de 37,6%. C’est une facture de 74 millions d’euros supplémentaires que les Franciliens auront à régler chaque année.

Laissez-moi d’ailleurs l’exprimer autrement car cette dérive budgétaire me semble particulièrement alarmiste: en 2010, la Région pouvait rembourser sa dette en 4 années. Aujourd’hui, 7 années ne suffiraient toujours pas à rembourser la dette régionale, même si l’Île-de-France y consacrait toutes ses ressources.

Nul doute que vous avez masqué cette politique insensée aux yeux des Franciliens, (ce qui n’aura toutefois échappé à personne pendant la campagne) comme à vos propres élus ou partenaires de la précédente mandature.

2015, année des élections, pas moins du tiers des investissements votés par l’assemblée régionale étaient fictifs et s’évaporaient sitôt les élus rentrés dans leurs pénates. Où est l’honnêteté?

C’est une gestion dommageable pour la crédibilité de la parole politique.

Ce compte administratif est donc l’occasion de réaffirmer et confirmer nos orientations budgétaires pour les années à venir :

  • La priorité donnée à l’investissement et aux budgets consacrés à la jeunesse
  • La sincérité des comptes et le sérieux budgétaire car aujourd’hui plus que jamais il est indispensable de retisser le lien de confiance entre les hommes politiques et les citoyens.

Je vous remercie.

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