Améliorons nos efforts contre le harcèlement scolaire dans les lycées franciliens

Sandrine Lamiré-Burtin, Présidente de la Commission Santé, a saisi l’opportunité de la présentation des orientations du plan régional de prévention santé jeunes par Farida Adlani, Vice-Présidente de la Région, pour rappeler la nécessité d’améliorer la prévention du harcèlement scolaire. 

 

Madame la Présidente,

Mes chers collègues,

 

La « crise d’adolescence » a pris de nouvelles formes chez nos jeunes aujourd’hui. Elles sont nombreuses, souvent difficiles à reconnaître et surtout plus brutales : obésité, conduites addictives, dépression, idées suicidaires. Une étude de 2014 montre que 43% des jeunes de 15 ans et plus, seraient en « situation de souffrance psychologique ».

Autant de conséquences inquiétantes qui nous obligent à nous saisir de ce problème de santé publique car il est la cause d’un grand nombre de décrochages scolaires et de comportements violents. Autre fléau qui progresse de manière inquiétante : le harcèlement à l’école et sur les réseaux sociaux qui peuvent entrainer des symptômes psychosomatiques voir l’automutilation ou des tentatives de suicides.

Les organisations internationales recommandent de traiter la question du harcèlement comme un véritable enjeu de santé publique. Une enquête réalisée par la délégation ministérielle de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire révèle que le harcèlement sévère concerne plus de 27 000 lycéens en France, le harcèlement modéré, 73 000 jeunes. Le Ministère de l’Education Nationale considère également qu’1 élève sur 5 a connu de la cyber violence au cours de sa scolarité.

Face à ce constat, des avancées notoires telle que la loi du 4 août 2014 qui a étendu la définition de harcèlement moral aux établissements scolaires. Dans le même sens, le projet de loi pour une république numérique actuellement en discussion prévoit de punir spécifiquement la diffusion d’images sexuelles diffusées sans le consentement de la personne en question. La loi de refondation de l’école a prévu l’adoption d’un plan de prévention du harcèlement scolaire au sein de chaque collège et lycée (art. R421-1 du code de l’éducation)

Une prise de conscience dans le domaine de la prévention dans les établissements scolaires, qui se traduit, au niveau régional par le plan de prévention qui nous est présenté aujourd’hui. La Région se propose de renforcer dans son périmètre d’actions autour de la sensibilisation, de la formation et la prise en charge.

Celui-ci vise à inscrire les actions régionales dans la durée, rompant ainsi avec les programmes annuels de l’ancienne majorité. Il réunira au sein d’un comité les professionnels du secteur, des acteurs institutionnels et associatifs de la prévention santé des jeunes. Notre groupe sera cependant attentif à l’association des acteurs locaux tels que les missions locales, la protection de l’enfance, la “PJJ”, protection judiciaire de la jeunesse, les consultations jeunes consommateurs  et le réseau information jeunesse. De même, l’évolution des missions du CRIPS [SITE] sera essentielle à la réussite de notre action.

A terme, nous devrons veiller à la bonne articulation du plan que nous élaborerons avec les dispositifs actuels de prévention : je pense d’abord à la prévision prochaine du projet régional de santé par l’ARS qui constituera la colonne vertébrale des politiques de santé territoriales.

Les orientations que nous adoptons aujourd’hui n’oublient aucun aspect de la prévention: information et sensibilisation en direction des jeunes, repérage et diagnostic des plus fragiles, intervention et prise en charge spécifique des jeunes concernés et formation des acteurs de terrain. Elles permettront d’apporter des actions concrètes, complètes et efficaces.

Je vous remercie

 

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