La Région comblera les manques de l’Etat pour les instituts de formation des métiers de la santé

Marie-Christine Dirringer, présidente du Groupe d’intérêt public régional de la formation professionnelle – Défi Métiers -, intervient pour rappeler combien l’enchevêtrement des compétences  nuit à la qualité des conditions de formation. Elle soutient ainsi le fonds d’urgence pour l’investissement dans les instituts de formation sanitaire présenté par la Vice-Présidente de la Région chargée de la Santé, des Affaires sociales et de la Famille, Farida Adlani. 

 

L’état dans lequel se trouve nos instituts et nos écoles de formation sanitaire financés par la Région demeure préoccupant. Le manque d’implication de l’Etat, qui refuse depuis 2004 d’assumer la responsabilité qui lui incombe, représente un risque pour la pérennité du système de santé francilien.

Le sous-investissement chronique concerne en effet des instituts de formation à des métiers aussi essentiels que sage-femme, infirmier, ambulancier, orthophoniste et aide soignante. Alors que nous avons pour politique de développer ces métiers difficilement délocalisables et parfois en tension, nous sommes par ailleurs conscient de la carence qui existe actuellement dans le secteur médical. Nous ne pouvons donc accepter que l’état de ces centres de formation ruine nos efforts en rebutant les candidats motivés. Les conditions financières des instituts que nous nous apprêtons à aider ne leur permettent pas de satisfaire aux normes d’accessibilité, pourtant essentielles, pour répondre à la question de l’intégration des personnes en situation de handicap. Cependant, gardons à l’esprit que les moyens d’urgence que nous prévoyons de dégager seront loin d’être suffisants pour couvrir les besoins.

Hélas, ce ne sera pas la première fois que la Région s’engagera pour combler les manquements de l’Etat. Ce vide juridique insupportable que nous constatons est particulièrement symptomatique de l’enchevêtrement des compétences qui caractérise l’action publique en matière de formation professionnelle.

La négociation pour laquelle nous vous mandatons, madame la présidente, aboutira, nous l’espérons tous, à une clarification législative des conditions juridiques et financières de l’investissement pour les formations sanitaires. Espérons aussi qu’elle présage de simplifications plus larges dans un domaine qui en aurait bien besoin.

Je vous remercie.

 

 

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