Lutte déterminée contre les dépôts de déchets sauvages

Bruno Millienne, Conseiller régional et Président de NatureParif, a apporté son soutien au nouveau plan régional de lutte contre les dépôts de déchets sauvages. C’était une promesse importante que la nouvelle majorité avait promis aux Franciliens et qu’elle s’apprête à appliquer. Le Conseiller municipal de Jumeauville (78) a également pointé du doigt les difficultés que rencontrent les communes rurales de grande couronne pour faire face à ce fléau avec un niveau d’infrastructure de collecte trop faible. 

Madame la Présidente,

Madame la Vice-Présidente,

Chers Collègues,

Au travers de cette délibération, vous vous attaquez à un problème récurrent en Ile de France qui s’aggrave année après année et que nous ne pouvons effectivement espérer résoudre sans une action transversale et concertée de tous les acteurs concernés.

A mon sens les deux préoccupations les plus alarmantes sont les dépôts sauvages et le manque de points de collecte et les deux sont liés.

Concernant les dépôts sauvages les chiffres sont éloquents : ils représentent environ 20% du total des déchets collectés des ménages pour un coût moyen de 10 euros par francilien. Des chiffres que nous devrions communiquer largement à ceux qui se livrent à ces pratiques afin qu’ils se rendent comptes que leurs incivilités leur coûtent finalement de l’argent.

En dehors du travail de pédagogie nécessaire à faire auprès de nos concitoyens, il convient également de réparer des inégalités. Face à la collecte des déchets, nos territoires ne sont pas égaux. Encore une fois, je pense que la grande couronne et notamment les territoires ruraux les plus éloignés de la capitale ne bénéficient pas des mêmes infrastructures. Quand vous vous êtes cassés les dents à l’entrée de plusieurs déchetteries qui ne vous accepte pas car votre commune ne fait pas partie du syndicat de traitement des déchets et que les encombrants ne prennent pas vos déchets, la tentation est grande de les déposer n’importe où. Ceci ne constitue en aucun cas une excuse, mais c’est un constat dont on ne peut s’affranchir.

De la même façon les tarifs pratiqués pour les professionnels sont souvent trop chers et trop disparates pour inciter les plus petites entreprises à un civisme responsable.

C’est donc un double défi préventif qui nous attend. Entreprendre une véritable campagne de pédagogie auprès des particuliers et des entreprises pour expliquer à la fois les dégâts considérables que provoquent les dépôts sauvages, l’intérêt immense que nous avons à collecter tous nos déchets pour les recycler et les revaloriser.

Et dans le même temps faire très vite cette cartographie des points de collecte en Ile de France afin de resserrer au plus vite leur maillage. Demander également aux points de collecte existants de ne pas interdire leur accès dans la mesure de leur capacité de collecte. Réunir les différents acteurs de collecte des déchets pour voir si l’on peut établir une forme d’uniformisation des tarifs.

Enfin la mise en place d’un fonds propreté, nous permettra effectivement d’encourager et de valoriser toutes les actions menées par les collectivités et par le monde associatif pour réparer les dégâts causés par les dépôts sauvages. Cela nous permettra peut-être aussi de soutenir les actions des agents de l’ONF qui, faute de dotations suffisantes, ont de plus en plus de mal à assurer le nettoyage de nos forêts.

Madame la Présidente, Madame la Vice-Présidente, la tâche à laquelle vous vous attaquez est gigantesque. Soyez assurées de recevoir notre plein et entier soutien dans cette lutte.

 

Merci

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