« Tout enfant handicapé a le droit d’incription dans l’école de son choix! »

Béatrice Lecouturier, Présidente de la Commission Education se félicite que la majorité régionale engage un nouveau virage en faveur de l’accueil des élèves en situation de handicap dans les lycées franciliens. La Conseillère de Paris s’est dite particulièrement attentive à l’application du programme d’investissement prévoyant des lycées 100% accessibles en 2024.

Madame la Présidente,

En déclarant l’emploi des personnes handicapées grande cause régionale pour l’année 2016, vous avez mis un marqueur fort de votre début de mandature sur une injustice humaine, sociale, éducative et économique.

Le handicap, tout le monde en parle, mais les actions restent bien en deçà des besoins.

Par cette communication sur l’agenda d’accessibilité handicap des lycées, vous témoignez de votre volonté politique à vouloir faire avancer les choses dans ce domaine et nous ne pouvons que vous en féliciter.

La communication le rappelle ; en Ile de France, les lycées accueillent plus de 3700 élèves en situation de handicap dont environ 800 souffrent d’un handicap moteur.

La loi de 2005 est formelle : tout enfant handicapé a le droit d’inscription dans son école, dans son collège, dans son lycée.

Mais dans la réalité, les choses sont bien différentes et les nombreux témoignages de parents qui ont toutes les difficultés du monde à inscrire leur enfant dans le milieu scolaire traditionnel mettent en lumière la réelle déficience de notre système éducatif.

Le rapport du ministère de l’Education nationale  de 2012 rappelle que le lycée représente le maillon faible dans l’accueil des élèves en situation de handicap. En effet, l’accueil des écoliers et des collégiens a bien progressé mais le nombre de lycéens scolarisés en situation de handicap demeure modeste et n’évolue pas à la même vitesse.

Alors que les collectivités n’ont pu tenir leur obligation de mettre aux normes d’accessibilité les établissements scolaires et secondaires vu l’ampleur et le coût de la tâche, vous proposez donc un accueil personnalisé de tout élève handicapé.

Par cette démarche originale, c’est l’élève dans sa dimension humaine, sa dimension unique et fragile qui est prise en considération. La massification laisse place au sur mesure adaptant au plus près les besoins de l’élève aux contraintes de son handicap.

L’intégration des élèves handicapés dans des lieux scolaires traditionnels est bien sûr une exigence à privilégier. Source d’enrichissements mutuels entre élèves, le monde du handicap s’invite auprès de tous les jeunes lycéens effaçant préjugés et craintes, laissant la place à la différence et à la tolérance.

C’est pourquoi les ULIS doivent être développées au sein des lycées en y apportant les modifications structurelles nécessaires des salles de classe.

Il est à cet égard tout à fait intéressant de noter l’effort particulier de la région pour l’adaptation des filières professionnelles aux élèves en situation de handicap qui sont les filières qui souffrent le plus d’un déficit de places adaptées pour ces élèves.

Enfin vous remettez en action l’agenda d’accessibilité programmée des lycées  qui avait été totalement délaissé en 2014 et 2015 par la précédente majorité.

En effet, rappelons que sur 469 lycées d’Ile de France, 12 seulement sont classés conformes à la réglementation c’est dire l’étendue de la tâche et l’ambition fixée d’atteindre 100% des lycées accessibles à l’horizon 2024.

Nous serons, comme vous madame le Présidente, particulièrement attentifs au suivi de ce programme.

Mais au delà des travaux, c’est bien notre regard sur le handicap qu’il convient de faire évoluer et cela prendra beaucoup plus de temps qu’une programmation de travaux.

Je vous remercie

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