« La crise européenne mérite des réponses et, à notre échelle aussi, nous pouvons y contribuer »

Le Conseil régional a voté aujourd’hui en commission permanente la lettre de mission d’Ile-de-France Europe, son bras armé auprès des institutions européennes. L’occasion pour Philippine Laniesse de revenir sur notre proposition désormais adoptée, de se saisir des grands chantiers européens en cours pour améliorer la visibilité et la transparence de ces débats. En effet, notre amendement visant à débattre en amont des futures directives européennes afin de pouvoir remettre un avis et des recommandations à la Commission européenne a été adopté la semaine dernière en séance plénière.

Naturellement, nous sommes très favorables à l’attribution de cette subvention de fonctionnement à Ile-de-France Europe. Notre groupe est allé à Bruxelles et a eu l’occasion d’aller à la rencontre des équipes d’IDFE, nous avons pu constater qu’elle est bien un maillon essentiel de l’engagement régional en faveur de la construction européenne.

Mais je voudrais revenir sur un point dont nous avons discuté en séance plénière. Aujourd’hui IDFE contribue à la rédaction de contributions régionales à des consultations initiées par la Commission européenne ou toute autre institution, et c’est d’ailleurs à ce titre que vous avez accepté à la suite de notre amendement que les sujets de ces contributions puissent être portés devant la commission des affaires européennes.

Notre groupe en est ravi mais nous voulons toutefois y revenir et vous demander d’aller plus loin, car le contexte qui nous y oblige. Je pense que chacun est d’accord pour dire que la crise qui touche l’Europe mérite des réponses adaptées et qu’à notre échelle aussi nous pouvons y contribuer. Mais pour cela il faut bien comprendre que, en-dehors de certaines personnes qui ont du mal avec les concepts d’unité et de solidarité, ce n’est pas l’idée européenne en tant que telle qui est rejetée par les peuples mais son fonctionnement, et principalement le manque de débats démocratiques.

Si nous sommes extrêmement satisfaits que Mme la vice-présidente ait accepté que désormais ces sujets soient portés devant la commission des affaires européennes, il nous semble que certains de ceux-ci, particulièrement stratégiques pour notre collectivité – je pense aux questions ayant trait à la pollution de l’air, à la politique des transports, aux fonds structurels européens… –, gagneraient à être portés au débat devant tous les élus.

J’aimerais donc vous demander si nous pourrons envisager, une fois ce dispositif rodé au sein de la commission des affaires européennes, que celle-ci puisse proposer à l’exécutif que certains des sujets soient débattus en séance plénière du conseil régional.

J’insiste par ailleurs que le fait ce n’est pas une marotte, c’est une des réponses très concrètes que nous nous devons d’apporter à la crise démocratique européenne.

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