Didier Dousset : « La révolution des transports est pleinement engagée ! Tenons compte de l’impératif environnemental »

Profitant du point d’étape du Vice-Président Stéphane Baudet sur la situation des transports en Ile-de-France, Didier DOUSSET a salué les premières avancées engagées par la nouvelle majorité et a rappelé que le Groupe du Centre et des Démocrates continuerait à être force de propositions pour, à la fois contribuer à l’amélioration du quotidien de millions de voyageurs franciliens, mais aussi afin de tenir compte systématiquement de l’impératif environnemental.

+ Retrouvez en fin d’article et en vidéo l’intervention de Didier DOUSSET sur le sauvetage du Pass Navigo.

 

« Madame la Présidente, Monsieur le vice-président, mes chers collègues,

Tout d’abord permettez-moi de remercier le vice-président aux transports Stéphane Baudet qui, par cette communication, tient l’engagement qui était le sien, à savoir faire périodiquement un point sur la situation des transports et des mobilités sur le territoire francilien. Je salue cette démarche, notamment car tous nos collègues n’ont pas la chance de siéger en commission transports ou au Conseil d’administration du Stif. En ce sens, ce point d’étape est le bienvenu car il permet à chacun d’être pleinement informé de l’état actuel des dossiers et des grands chantiers que la Région et le Stif ont engagé depuis 10 mois. Inutile de rappeler ici que les transports figurent parmi les priorités de nos concitoyens franciliens, ce que la nouvelle majorité à pleinement compris en augmentant dès son premier exercice budgétaire l’investissement de 9%, le portant ainsi à 600 millions d’euros, soit 35% du budget régional. Et cela, mes chers collègues, tout en ayant conscience des contraintes budgétaires qui sont les notre avec la baisse de la DGF.

La révolution des transports est donc pleinement engagée. Je ne vais pas revenir sur tout ce qui a été réalisé depuis le début de mandature, cela serait redondant et le vice-président Baudet vient d’en faire la présentation exhaustive avec énergie et esprit de synthèse !

Je nous félicite également d’avoir sauvé le Pass Navigo. Il a fallu faire preuve de ténacité et pédagogie pour maintenir un tarif unique abordable, alors que je le rappelle, le STIF avait estimé à 85 euros le prix du sauvetage de ce dispositif dont le financement n’avait pas été prévu par nos prédécesseurs.

En matière de sécurité, là aussi nous répondons présents. Redoublement d’effort sur la vidéo-protection, renforcement des effectifs dédiés à la sécurité à la SNCF et à la RATP et lutte contre la fraude qui, rappelons-le, coute entre 360 et 400 millions d’euros par an. Je crois que le contexte actuel justifie ces nouvelles mesures de bon sens.

Peut-être une interrogation cependant, liée aux gares d’interconnexions entre les nouvelles gares et les gares existantes qui pour l’heure ne sont pas financées. Or, il est impératif de les construire si l’on veut que le système de transports profite pleinement du Grand Paris express. Le chiffre global de 1,5Mds€ non financés circule, mais peut-être pourriez-vous, monsieur le vice-président, nous apporter plus de précisons. ( Villiers/ Bry/ Champigny).

Et puis, mes chers collègues, j’aimerai me tourner avec vous vers l’avenir. Cet avenir se pense dès maintenant.

D’abord, l’impératif environnemental. Celui-ci doit être omniprésent dans toutes nos réflexions. La lutte contre la pollution de l’air est également une préoccupation majeure des franciliens et je le sais de l’exécutif. C’est aussi la nôtre au sein du Groupe du Centre et des Démocrates. Nous avons d’ailleurs porté plusieurs propositions en la matière. Je pense notamment à la prise en compte systématique – sous forme d’étude préalable – des conséquences environnementales de toute opération de décongestion du réseau routier. Votre plan anti-bouchon va dans le bon sens, soyons vigilants à ce que les émissions de pollutions ne soient pas déplacées ailleurs et à ce qu’elles ne reviennent pas de plus belle sur le long terme

Lutter contre la pollution, ce n’est pas faire la guerre aux automobilistes par idéologie. Au contraire, il s’agit là d’inciter aux comportements les plus vertueux, notamment en rendant les transports en communs et collectifs plus attractifs. C’est l’objet du dispositif Navig’air que nous avons présenté et voté il y a quelques mois et qu’il convient désormais de mettre en œuvre en lançant au plus vite les travaux du comité qui en a la charge.

Je vous remercie, monsieur le Vice-président, d’avoir rappelé l’existence de ce dispositif qui permettra de lutter activement contre la pollution, tout en s’inscrivant parfaitement dans votre objectif de faire de l’Ile-de-France une Smart Région.

Prendre en compte l’impératif environnemental, c’est aussi prévoir une offre de transports en conséquence. Votre plan 1000 Bus, mené dans la concertation, va dans ce sens. C’est aussi le cas de votre plan « parking ». Je rappelle ici que certains de nos concitoyens n’ont pas d’autre choix que d’avoir recours à la voiture pour se rendre à leur travail

S’engager pleinement dans la révolution des transports et dans la lutte contre la pollution, c’est aussi développer de nouveaux usages et nouvelles mobilités grâce au soutien aux innovations et aux expérimentations. Je fais référence ici au ( co-voiturage, aux voies réservées et aux nouveaux modes de transports propres et innovants comme le sont la voiture autonome, le bus électrique, les transports aériens et autres innovations). Notre rôle –à nous politiques – j’en suis persuadé, est d’anticiper ce progrès technique afin de mieux l’appréhender et l’accompagner dans sa réalisation.

Il y aura aussi fort à faire en ce qui concerne les mobilités dites douces, notamment au travers d’un plan vélo ambitieux permettant à chaque francilien de considérer ce moyen de transport comme une opportunité à part entière et je l’espère ayant vocation à s’ancrer dans les habitudes de déplacements de nos concitoyens.

Enfin, je conclurai en apportant une vision plus globale du problème. Il nous faut certes agir sur l’offre de transport, mais il nous faut aussi faire preuve de créativité et de pragmatisme pour limiter autant que faire se peut les déplacements, notamment domicile-travail. En ce sens notre groupe a porté la proposition de mailler le territoire, et plus particulièrement les territoires ruraux et péri-urbains les plus isolés, de tiers lieux et d’espaces de co-working. C’est dans cet objectif de réduire les déplacements que s’inscrira le vœu que nous déposerons prochainement au STIF visant à moduler le taux du versement transport qui constitue une contribution essentielle des entreprises au financement des transports publics correspondant aux besoins de mobilités de leurs employés. Par un recours à l’expérimentation, nous proposons que cette modulation pour les employeurs vise à réduire la demande de mobilité de leurs employés, notamment par l’alternative du télétravail et toute autre bonne pratique encourageant la réduction des distances entre domicile et travail.

Deux derniers mots : d’abord dire qu’il nous faudra aussi rapprocher l’emploi des franciliens. Notamment au travers d’une politique économique régionale permettant de rendre nos territoires attractifs. Et puis, vous dire que c’est toute notre politique urbaine qui sera nécessairement amenée à évoluer pour entrer enfin de plein pied dans le XXIème siècle.

Je vous remercie. »

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