Béatrice Lecouturier : « Une DGFL en hausse et de justice sociale pour nos établissements scolaires »

Agnès Evren, vice-présidente du Conseil régional à l’Éducation, présentait ce 14 octobre la dotation globale de fonctionnement des établissements scolaires publics pour 2017. Retrouvez l’intervention de Béatrice Lecouturier, présidente de la Commission Éducation et en vidéo sa présentation de la nouvelle DGFL.

« Madame la présidente,

Madame la vice-présidente,

Mes chers collègues,

Permettez-moi de rendre hommage, avant toute chose, au dévouement et à l’abnégation de la communauté éducative de notre pays. Le triste drame intervenu hier à L’École normale d’apprentissage de Saint-Denis nous rappelle combien nos professeurs doivent être salués et leur travail respecté.

Au sujet de la DGF des Lycées. Sans tomber dans un triomphalisme excessif et tout en respectant les principes de mesure et de modération de ma famille centriste, je ne peux que féliciter l’exécutif régional de nous présenter une dotation globale de fonctionnement des lycées en hausse en 2017 de 640 000 euros par rapport à l’année dernière.

Vous démontrez une fois encore la volonté de la région de remettre les lycées au cœur des priorités régionales dans un contexte budgétaire restreint.

Cette dotation, qui s’élève donc à plus de 81 millions, va permettre le fonctionnement de nos 471 lycées d’Ile de France.

Nous ne pouvons que nous réjouir de l’arrivée de 10 000 nouveaux jeunes lycéens, qui témoigne de la vitalité démographique et de la jeunesse de notre région mais qui demande néanmoins une réponse en termes de qualité d’accueil et de moyens d’étudier pour ces jeunes lycéens ; et je sais que vous en avez pris toute la mesure notamment en entamant un plan ambitieux de construction de lycées en Île-de-France.

Je voudrais revenir spécifiquement sur le volet de la dotation de solidarité de cette DGFL.

Nous avons bien entendu en commission toutes les réserves de nos collègues de gauche concernant les lycées sortants de cette dotation voyant le côté purement financier de la mesure.

Moi, au contraire, je vous invite chers collègues à vous réjouir de la sortie totale de 34 établissements de ce dispositif de dotation de solidarité.

En effet, la dotation de solidarité est versée aux établissements en fonction du pourcentage d’élèves issus de catégories socioprofessionnelles défavorisées.

La sortie de ces établissements signifie de fait le rehaussement des CSP des parents des élèves fréquentant ces établissements.

En effet, à l’heure où le manque de mixité sociale de notre système éducatif est de plus en plus dénoncé, à l’heure où l’école républicaine ne remplit plus ses missions de brassage social et d’ascenseur social, les 34 lycées d’Ile de France qui sortent du système de dotation de solidarité nous prouvent que la mixité sociale peut aussi progresser.

Et ce qui est intéressant dans les chiffres qui nous ont été transmis c’est de constater que ces changements interviennent dans des territoires de notre région les plus variés allant de Trappes en passant par Sainte-Geneviève-des-Bois ou Paris.

Bien sûr, il est de notre devoir d’accompagner ces lycées sortants et c’est ce que vous prévoyez.

Dans un souci de justice sociale et de réussite de cette étape transitoire, une dotation de sortie de 20 euros par élève est allouée sur un effectif total de l’établissement.

Rappelons que la dotation de solidarité s’élève à 44,50 euros par élève.

Accompagner ces établissements dans une transition financière certes, mais les accompagner également dans un soutien de gestion auprès des services de la région ce qui est prévu dans cette DGFL.

J’ajouterai que vous avez été particulièrement attentive à cette idée de justice sociale, car afin d’atténuer les effets de seuil, 11 établissements qui auraient dû sortir du système d’aides de solidarité ont été maintenus dans le dispositif.

C’est pourquoi, chers collègues, vous me permettrez d’être sceptique quant aux accusations d’abandon exprimées par certains d’entre vous. Ce rapport propose au contraire de pérenniser la dotation de solidarité, qui progressera de près de 4% sur une seule année.

Bien sûr, de nouveaux lycées vont bénéficier de la dotation sociale, signe que la mixité sociale sur notre territoire reste un défi permanent. Mais, chers collègues, restons modérés dans nos propos et ne sombrons pas le pessimisme et la désolation.

Des établissements sortent, d’autres y rentrent.

Cela signifie en réalité que la région prend en compte, au plus près des territoires, des situations sociales qui évoluent.

C’est comme cela que nous réussirons à relever le défi de la réussite scolaire qui nous est lancé.

Je vous remercie. »

 

 

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