Camp de migrants à Stalingrad : Philippine LANIESSE appelle l’État à prendre ses responsabilités

(Vidéo) : Philippine LANIESSE, porte-parole du groupe du Groupe Centre et des Démocrates (MoDem) et élue du 19ème arrondissement de Paris appelle l’État à assumer ses responsabilités face à la situation des migrants place Stalingrad. Pour la conseillère régionale d’Ile-de-France, les pouvoirs publics doivent s’emparer de cette question sans plus attendre en recentrant leur action sur trois impératifs : la concertation, la répartition et l’Europe.

La situation des migrants à Stalingrad n’est plus tenable. Quiconque s’est rendu sur place n’a pu que constater que les conditions de vie de ces hommes, mais aussi parfois de ces femmes et de ces enfants, sont inhumaines. Et, je pense, n’a pu qu’éprouver un sentiment de solidarité et d’empathie à l’égard de ces personnes.

Remettons les choses à leur place, l’arrivée des migrants en France ne correspond pas à une masse telle qu’on ne pourrait pas la gérer, ce serait faux de dire ça, mais l’État a trop tardé à prendre ses responsabilités. Aujourd’hui, il est impératif qu’il reconcentre son action sur trois axes majeurs :

Le premier : la CONCERTATION. A l’égard des collectivités, des associations, des élus, des citoyens ! C’est une évidence : l’accueil se passera d’autant mieux que chacun aura été associé à la prise de décision ou tout au moins informé en amont. C’est d’ailleurs le sens de la demande de Valérie Pécresse à Manuel Valls d’organiser une grande réunion avec les élus franciliens, reprenant ainsi une demande que le groupe Centre et Démocrates avait formulée en séance plénière du Conseil régional.

Le deuxième : la REPARTITION. On ne peut pas mettre au ban un territoire pour sa situation géographique ou administrative ! Toutes les régions doivent accepter, au-delà de ce qui a déjà été fait pour Calais, que la répartition s’organise le plus en amont possible et que les centres d’accueil soient répartis sur l’ensemble des territoires.

Le troisième, peut-être le plus important : l’EUROPE. Il n’y aura de solution durable que s’il y a une solution européenne. Parmi quelques directions à prendre : les procédures du droit d’asile doivent être harmonisées, la directive retour doit être révisée, la levée du tabou de la politique des quotas en matière d’immigration économique mais aussi la réaffirmation du devoir d’accueil envers les réfugiés. En tout cas, il faut que les États-membres prennent ce problème à bras-le-corps et acceptent de l’affronter ensemble.

Et je voudrais dire un dernier mot sur l’obligation de sincérité à l’égard des citoyens. Arrêtons de prétendre que c’est un énième démantèlement qui va régler le problème. S’il n’y a pas de politique globale mise en œuvre à l’échelle européenne et à l’échelle nationale, si nous continuons à intervenir exclusivement une fois les problèmes installés, les camps de ce type continueront à se faire, se défaire et se refaire… C’est important de le dire pour ne pas laisser s’installer l’idée que la puissance publique n’a pas la capacité d’agir. Là encore, il est avant tout question de volonté politique.

Partager sur
  • Partager via Facebook
  • Partager via Google
  • Partager via Twitter
  • Partager via Email