« Face à la crise que connait le secteur du tourisme, nous devons répondre à la dégradation du sentiment de sécurité ainsi qu’ à la baisse de compétitivité face aux destinations concurrentes »

A l’occasion de la séance plénière du Conseil régional des 17 et 18 novembre et la présentation du plan d’urgence pour relancer le tourisme francilien, Charlotte BAELDE, déléguée spéciale aux campus des métiers, a rappelé que la Région se devait de répondre à deux exigences  pour relancer le secteur : répondre au sentiment d’insécurité et entrer de plein pied dans la concurrence avec les autres destinations.

« Madame la Présidente,

Monsieur le Vice-Président,

Mes chers collègues,

Alors que je mène actuellement la mobilisation du secteur du tourisme autour du campus des métiers qui lui est dédié à Paris-Val d’Europe, je constate sur le terrain combien ce secteur connaît une crise importante.

C’est pourtant un secteur crucial pour l’économie francilienne et un vaste pourvoyeur d’emplois. Les 400 000 emplois qui dépendent de ce secteur et les 40 milliards d’euros annuels de consommation touristique montrent bien que nous ne réussirons pas la bataille de l’emploi dans notre région sans le tourisme.

Le tourisme francilien est marqué par deux spécificités qui expliquent la volatilité et l’exigence  de sa clientèle : la forte part des touristes étrangers (42%) et du tourisme d’affaires (les salons d’affaires concernent près de 10 millions de touristes chaque année).

C’est pourquoi il nous faut répondre de toute urgence aux principaux défis adressés au secteur :

  • la dégradation du sentiment de sécurité
  • la baisse de compétitivité face aux destinations concurrentes

La nouvelle convention avec l’État sur la police nationale et la gendarmerie, ainsi que les commissariats mobiles annoncés dans cette communication, permettront à la Région d’être au rendez-vous de la demande croissante de sécurité sur les lieux touristiques franciliens.

L’amélioration de la compétitivité de nos acteurs touristiques passera par une adaptation aux évolutions de la demande. Je citerai ainsi deux évolutions majeures :

  • le développement du Smart Travel et l’augmentation des services touristiques numériques qui exigent des acteurs franciliens une nouvelle manière de construire leurs offres. Nous devrons être attentifs également au risque de perte de valeur que subissent beaucoup de nos hôteliers et restaurateurs.

Une autre évolution majeure : l’augmentation de la demande en tourisme alternatif et authentique. Nous devrons aider les acteurs franciliens à construire une nouvelle offre touristique en dehors des sentiers battus, notamment dans la gastronomie, l’exploration urbaine et l’architecture.

Les prochaines échéances régionales (comme le Schéma tourisme, le Schéma du développement économique, et le Contrat Etat-Région pour la formation) devront également être mobilisées pour répondre à l’enjeu du recrutement qui freine le développement de notre offre touristique.

Les acteurs franciliens expriment de grandes difficultés à recruter du personnel qualifié : ⅓ des recrutements de personnels d’étage sont jugés difficiles en IDF, ainsi que 40% des recrutements de cuisiniers.

J’aurai à cœur de répondre à ce sujet dans le cadre des campus des métiers.

Je vous remercie. »

 

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