« Face à l’illettrisme, nous devons mener une politique régionale davantage coordonnée »

Conseil régional des 17 et 18 novembre : Avec un taux d’illettrisme de 5% en Ile-de-France, Pascal GIAFFERI a appelé à une meilleure coordination des différents acteurs afin de prendre à bras le corps cette problématique qui prive encore de nombreux franciliens d’un emploi et de reconnaissance sociale.

« Madame la présidente,

Mes chers collègues,

L’illettrisme demeure un sujet tabou dans notre société qui se réclame sur-éduquée, sur- informée et qui pourtant laisse sur le côté de la route toute une population silencieuse qui ne maitrise pas correctement la lecture ou l’écriture pour les actes simples de la vie quotidienne.

Les professionnels se heurtent à une méconnaissance de ce phénomène liée à une difficulté d’identifier les personnes en situation d’illettrisme.

En effet, la stigmatisation et le sentiment de honte chez les personnes concernées entraine une volonté de dissimuler leur situation.

L’illettrisme a de multiples causes qui diffèrent en fonction de l’histoire personnelle de chacun et qui montrent à quel point la lutte contre ce fléau doit être variée et adaptée pour toucher des profils différents.

En Ile de France, le taux d’illettrisme s’élève à 5% soit plus de 1 million d’adultes qui sont en difficulté importante face à l’écrit en langue française.

Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, 51% des personnes en situation d’illettrisme ont un emploi.

Face à cette situation, tout l’enjeu de ce rapport sera d’identifier au plus juste et au plus tôt les personnes qui ne sont pas en situation de bien maitriser notre langue qu’ils soient demandeurs d’emploi ou en formation.

Il sera aussi d’offrir une diversification des formations coordonnées pas le GIP FCIPN du fait des profils très différents des personnes illettrées, je pense en particulier aux personnes souffrant d’un handicap physique ou psychologique.

Enfin, l’enjeu de ce rapport sera aussi de simplifier le paysage des acteurs œuvrant dans ce secteur.

En effet, comme dans le décrochage scolaire, je suis frappée de constater le nombre et la diversité des organismes et des énergies consacrées à ce sujet et qui malgré tout ne parviennent pas à endiguer ce phénomène.

Une meilleure coordination entre les acteurs et une évaluation régulière des actions devraient permettre une action plus efficace pour ces personnes illettrées.

Enfin, en ce qui concerne la convention régionale avec la PJJ Protection Judiciaire de la jeunesse, le groupe Centre et Démocrates soutient les efforts proposés en matière de coordination des acteurs régionaux et nationaux.

Le sujet des publics PJJ est crucial et il nous aurait paru cependant intéressant que la convention soit plus précise concernant la différence de prise en charge des publics de jeunes concernés au sein des dispositifs régionaux ainsi que dans la mise en œuvre de la carte unique État Région des bassins économiques emploi formation.

Quoiqu’il en soit, nous saluons la volonté de la région à se saisir de sujets sensibles comme ceux-là avec pragmatisme et efficacité.

Je vous remercie. »

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