« La Région s’engage pour l’accès et la valorisation des formations sanitaires et sociales »

Sandrine LAMIRE, présidente de la Commission Santé, intervenait ce 14 décembre dans le cadre de la séance plénière du Conseil régional sur la nouvelle stratégie régionale en faveur des formations sanitaires sociales. Pour l’élue du groupe MoDem, la Région doit poursuivre trois objectifs : favoriser l’accès à ces formations, contribuer à leur valorisation et structurer l’offre de façon à ce qu’elles répondent aux besoins des Franciliens sur l’ensemble des territoires.

Retrouvez ici son intervention :

« Madame la Présidente, mes chers collègues,

Les formations sanitaires et sociales ne comptent pas moins de 30 formations spécialisées et représentent 500 000 emplois en Ile de France. Elles contribuent à l’amélioration des services de santé et constitue la charpente de notre système social.

Depuis la loi de décentralisation, les régions assument la responsabilité de ces formations au travers de l’élaboration des schémas régionaux des formations sanitaires et sociales.

L’intérêt de cette régionalisation est multiple et offre l’opportunité à la région Ile de France dans le cadre de son nouveau schéma de :

  • Tirer les enseignements du précédent schéma beaucoup trop orienté « guichet »
  • Structurer l’offre de formation régionale en l’adaptant aux besoins d’emplois diagnostiqués sur le territoire : un cercle vertueux sur le long terme puisqu’il représente 90% de chances de trouver un emploi, 6 mois après l’obtention de son diplôme. On en veut pour preuve, le constat du CESER qui pointe dans son dernier rapport la faible attractivité des formations d’assistances sociales et l’existence d’emplois vacants sur notre territoire. Pour pallier ces manques, la région prévoit de développer l’attractivité des formations sanitaires et sociales au travers du portail régional
  • Faciliter l’accès aux formations en poursuivant les aides au financement : pour les jeunes bien sûr, mais également pour les personnes en recherche d’emploi ou en très grande précarité. Pour rappel, la région a consenti dès le début de cette mandature la gratuité des formations d’aides-soignantes et auxiliaires de puériculture pour les demandeurs d’emploi
  • Valoriser les formations sanitaires et sociales: la région a déjà fait ses preuves puisque les bacheliers avec mention peuvent prétendre à l’ « aide au mérite » au même titre que l’enseignement supérieur.

Les formations sanitaires et sociales doivent être considérées comme un élément d’aménagement du territoire et un levier important en période de mutation du secteur et de l’emploi. La démographie nécessite un développement des compétences : aides-soignants, aides médico-psychologiques, auxiliaires de vie sociale autant d’emplois en partie en lien avec le vieillissement de la population.

La région veillera néanmoins à ce que l’État, dans le cadre de ses compétences, améliore les conditions de vie des étudiants et prenne la mesure de son rôle en termes d’investissement et de modernisation des établissements de formation, car force est de constater que depuis plus d’une dizaine d’années des établissements sont peu entretenus, voir sont devenus insalubres.

Ce nouveau schéma se veut collaboratif puisqu’il prévoit la mise en place d’un comité de pilotage réunissant les différents partenaires sans oublier l’ARS, la DRJSCS, les départements (premiers employeurs du travail social). Des groupes de travail sont indispensables aujourd’hui car la diminution des financements publics constatés au fil des années, nous amènent à repenser régulièrement nos axes de priorités.

En conclusion, notre groupe se félicite de ce nouveau schéma et vous remercie de l’avoir présenté à nous, élus car cela ne l’avait pas été précédemment, l’occasion également de nous dresser le bilan du premier schéma depuis le transfert de compétences.

Je vous remercie ».

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