« Par ce SRDEII nous montrons notre ambition de devenir une région leader dans le monde en matière d’emploi, d’innovation et de croissance »

Philippine LANIESSE, membre de la Commission du développement économique, de l’emploi et de l’innovation, s’est félicitée – lors de l’examen du Schéma régional du développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) – de l’ambition de la majorité de faire de l’ Ile-de-France une région leader dans ces domaines, tant au niveau européen qu’à l’échelle mondiale. Appelant la Région à ne pas manquer le tournant de la modernité (robotisation, numérique, intelligence artificielle,…), la porte-parole du groupe MoDem a plaidé pour que les activités économiques créatrices d’emplois dans les territoires ruraux, comme le sont les filières de l’agriculture biologique, ne soient pas oubliées.

 

« Par ce SRDEII, notre région répond avec brio aux nouvelles responsabilités confiées par la loi NOTRE, puisque le CESER lui-même se félicite que le Conseil régional « souhaite exercer pleinement l’intégralité de ses nouvelles compétences » et engage une clarification des rôles bienvenue.

Il est vrai par ailleurs, que pour atteindre notre ambition de devenir une région leader dans le monde en matière d’emploi, d’innovation, de croissance, il fallait au moins ça ! Car c’est bien notre objectif, et notre groupe s’en réjouit, car l’ambition, quand elle est à la mesure des atouts dont on dispose et qu’elle est au service l’intérêt général, est particulièrement saine et stimulante.

Alors je ne prétends pas, pour autant, que le chemin sera aisé. Les autres grandes régions n’ont aucunement l’intention de nous laisser le champ libre. Par exemple, nous sommes d’accord, bien sûr, pour dire que le Brexit – au-delà d’autres conséquences plus fâcheuses – représente pour l’Île-de-France une véritable opportunité. Vous aviez d’ailleurs, Madame la présidente, su réagir extrêmement rapidement et opportunément en vous adressant aux déçus de la City dès le lendemain du scrutin. Mais il n’a échappé à personne que le Royaume-Uni a annoncé qu’il activerait le levier fiscal, parvenant notamment à attirer le siège fiscal de McDonald’s à Londres.

Bien sûr, nous n’avons pas, à l’échelle de notre collectivité, les moyens d’activer de tels leviers. Mais nous avons d’autres armes à notre disposition et ce schéma est l’occasion de s’en saisir pleinement.  

Il n’est évidemment pas possible de faire des dispositifs présentés un commentaire exhaustif mais, en vrac, je vais citer :

–       en matière d’attractivité, un changement de paradigme avec la mise en place d’un guichet unique, d’une marque unique, d’un discours unifié, la mise en place d’un nouveau PRIE…

–       en matière de compétitivité, des orientations structurantes aussi fondamentales que l’élaboration d’une stratégie industrielle (en mettant en avant sa dimension productive), la consolidation de clusters, la clarification et la promotion des aides aux entreprises (avec les dispositifs « Up »)…

–       en matière d’emploi, le diagnostic des impacts des mutations numériques, l’adaptation de l’offre de formation professionnelle en fonction des secteurs et des métiers en tension…

–       en matière de lutte contre les fractures territoriales, le « fonds quartiers » pour soutenir les projets dans les quartiers politique de la ville, les dispositifs pour la revitalisation commerciale en milieu rural…

Je me permettrai par ailleurs de m’arrêter sur l’objectif renouvelé de devenir la première smart région d’Europe. Il y a dans le diagnostic et les dispositifs rattachés à cette ambition des signaux forts de la prise en compte d’enjeux absolument essentiels pour l’avenir.

Sur la transformation digitale, d’abord, dont il est dit et je m’en félicite qu’« au-delà de sa composante technologique c’est avant tout une révolution qui replace l’usager au centre du système de production, de décision ». Mais aussi sur les nouveaux outils industriels, qui portent en eux les germes de l’innovation, sur l’industrialisation des innovations de rupture, et sur la prise en compte de phénomènes comme la robotisation et le développement de l’intelligence artificielle au-delà de leur dimension purement industrielle.

J’en terminerai par une réserve, ou peut-être plutôt une interrogation sur laquelle vous allez pouvoir nous éclairer : la synergie entre les moyens à notre disposition est-elle toujours vraiment optimale ?

Je pense  ici à l’absence de mention des campus des métiers et des qualifications dans le cadre des politiques de filière. Pourtant, trois des campus (numérique, tourisme, automobile) correspondent justement aux filières identifiées par le SRDEII. Aussi considérons-nous – je parle ici bien sûr sous le contrôle de ma collègue Charlotte Baelde, déléguée spéciale en charge des campus des métiers, que le développement de campus associés aux quatre autres filières doit être privilégié. D’autant que les campus des métiers sont des outils particulièrement pertinents de clusterisation géographique, dont on connaît l’intérêt économique.

Et enfin une dernière remarque sur les activités économiques créatrices d’emplois dans les territoires ruraux. Nous regrettons qu’en matière d’agriculture il ne soit pas fait mention des filières biologiques. En effet, le secteur des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique est en forte croissance en Europe et en France (+15% en 2015). Il nous semble donc absolument essentiel que la région accompagne l’agriculture biologique francilienne et à s’adapte à ce fort potentiel. Nous défendrons d’ailleurs un amendement en ce sens.

Passées ces nuances, notre groupe souhaite vous féliciter pour le travail accompli. Soyez assurés que nous sommes mobilisés à vos côtés pour mettre en œuvre, avec succès, ce schéma régional. »

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