Lettre d’information – Décembre 2016 : Champ libre (Agriculture et ruralité)

Champ Libre

 À l’occasion de chaque newsletter, trois élus du groupe du Centre et des Démocrates échangent sur un sujet d’actualité majeur pour l’Ile-de-France. Pour ce premier numéro, Bruno Millienne (membre de la Commission ruralité et agriculture), Sandrine Lamiré (présidente de la Commission Santé) et Yann Wehrling (président du groupe CD) reviennent sur l’action de la Région en faveur de l’agriculture et du monde rural.

les trois mousquetaires

LA POLITIQUE AGRICOLE RÉGIONALE EST AU CENTRE DES PRÉOCCUPATIONS DE VOTRE GROUPE. QUELLE VISION AVEZ-VOUS DE L’AGRICULTURE FRANCILIENNE ?

YW : « À mon sens, nous avons deux défis à relever pour l’agriculture : assurer à chaque agriculteur un niveau décent de rémunération et réduire l’impact de l’agriculture sur l’environnement. C’est sur la base de ces deux défis que notre groupe a notamment défendu les aides aux céréaliers qui trient leurs propres semences ».

BM : « Nous prônons depuis longtemps l’arrêt de la guerre des agricultures. L’Ile-de-France est la région de France où le pourcentage d’agriculture différenciée est le plus faible. Sans mettre en doute la volonté des Chambres d’agriculture de travailler pour le bien de tous les types d’agricultures, force est de constater qu’elles ne peuvent être efficaces sur tous les fronts en même temps. Il faut redonner au tissu associatif, comme le pôle Abiosol, les moyens d’accompagner le mouvement agricole vers une agriculture ni partisane, ni dogmatique ».

L’AGRICULTURE A-T-ELLE, SELON VOUS, UN RÔLE À JOUER POUR PARVENIR À UNE ALIMENTATION PLUS SAINE ?

YW : « L’agriculture a une grande responsabilité pour améliorer la santé environnementale. Côté consommateur, il faudra accompagner le changement sur au moins 3 axes : les circuits courts, la consommation de produits bio et la lutte contre le gaspillage alimentaire. En ce sens, le budget de la Région pour 2017 devra faire l’objet d’un rééquilibrage pour tenir compte de ces impératifs ».

SL : « L’alimentation et la santé sont étroitement liées car manger varié et équilibré est primordial dans le cadre de la prévention des maladies. Consommer local ou tout simplement se réapproprier son alimentation, sont autant de raisons pour lesquelles les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la provenance et à la qualité des produits. Cette demande des consommateurs est impulsée par de nombreux enjeux économiques et environnementaux ».

QUELLES SONT LES POLITIQUES DÉVELOPPÉES PAR LA RÉGION À DESTINATION DES TERRITOIRES RURAUX FRANCILIENS ?

BM : « L’exécutif a parfaitement répondu aux attentes des maires de communes rurales qui ont été pendant trop longtemps délaissés. Pendant près de 20 ans, la Région Ile-de-France se limitait géographiquement à Paris et sa première couronne. Du déblocage d’un fonds d’urgence pour répondre aux inondations au nouveau contrat rural en passant par l’aide au maintien des commerces de proximité, nous avons très vite rendu de l’espoir aux territoires. Il reste encore beaucoup de choses à faire, notamment l’accès au très haut débit pour tous, mais nous sommes sur la bonne voie ».

SL : « J’ajoute que les campagnes manquent aujourd’hui de médecins. La désertification médicale se fait de plus en plus sentir car les généralistes partant à la retraite ne sont pas remplacés. Pour pallier à cette pénurie de médecins, se déploient depuis quelques années des maisons de santé pluridisciplinaires. Elles contribuent à la diminution des coûts d’installation et à une meilleure qualité de vie au travail pour les jeunes médecins. Nous lutterons pour la résorption des déserts médicaux pour répondre aux besoins des patients souvent éloignés des lieux de consultation ».

Pour retrouver l’intégralité de la newsletter de décembre, cliquez ici.

Partager sur
  • Partager via Facebook
  • Partager via Google
  • Partager via Twitter
  • Partager via Email