« La Région poursuit son action pour le logement des Franciliens : diversité de l’habitat, mixité fonctionnelle, développement économique des quartiers »

Intervenant sur le soutien de la Région au nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), Charlotte BAELDE, membre de la commission logement, s’est félicitée « que parmi les objectifs fixés par l’Exécutif figure d’augmenter la diversité de l’habitat, de favoriser la mixité fonctionnelle et de consolider le potentiel de développement économique de quartiers ». Elle a également souligné la volonté de la région de viser l’efficacité énergétique et de contribuer ainsi à la transition écologique des quartiers.

« Madame la présidente, monsieur le vice-président, mes chers collègues,

Dans une note parue l’année dernière, l’INSEE rappelait qu’en Île de France les populations vivant dans les « Quartiers Politique de la Ville », 13% de la population totale, présentaient au-delà de la pauvreté monétaire, d’autres signes de grande fragilité qui sont des handicaps lourds à une insertion solide et durable. Sept habitants sur dix de ces quartiers n’ont pas le baccalauréat contre la moitié dans les unités urbaines englobantes. À l’entrée en 6ème, les élèves sont 20 % à accuser un retard scolaire contre 12 % ailleurs. Et la part des ménages recevant une allocation chômage est supérieure de huit points à la moyenne francilienne. Enfin, la moitié seulement des femmes a un emploi et le taux de chômage des jeunes atteint 45%. C’est dire combien l’effort en faveur de ces quartiers doit être poursuivi et combien cet effort doit porter sur le désenclavement, l’emploi et le développement économique. C’est tout le sens de la délibération sur le nouveau plan de renouvellement urbain que nous débattons aujourd’hui, plan qui a succédé au grand plan Borloo de 2004 dont je rappelle qu’il a permis de mobiliser, en Île de France, 16,2 Md€ pour 119 conventions, soit 37 M€ par quartier conventionné en moyenne. Ce nouveau plan de rénovation adopté par le Parlement en 2014, est d’une voilure plus modeste, avec des crédits de l’Etat divisés par deux au niveau national. Dans ce contexte, l’effort de la région doit évidemment être félicité puisque le chantier de la rénovation urbaine mobilisera 2 milliards d’euros sur la mandature quand, de 2004 à 2014 seuls 1,234 Md€ ont été dépensés par la majorité précédente. Ces chiffres méritaient d’être rappelés tout comme mérite d’être citées les observations générales du CESER qui, invité à faire le bilan du plan Borloo a souligné des effets positifs conséquents pour les habitants comme :

  • des changements visibles pour un meilleur cadre de vie dans les quartiers rénovés ;
  • une reconstitution en 1 pour 1 des logements sociaux démolis ;
  • des habitants globalement satisfaits et des améliorations notables en matière de sécurité et de civisme.

Le CESER a également rappelé quelques points négatifs qui méritent d’être évoqués à l’occasion de ce débat sur le nouveau PNRU, car ils sont un éclairage de l’action à venir:

  • des habitants peu associés en amont et peu accompagnés en aval des projets ;
  • une mixité sociale qui ne s’est pas réalisée ;
  • une mixité fonctionnelle difficile à réaliser, en particulier dans le champ de l’activité économique.

On peut donc se féliciter que parmi les objectifs fixés par l’Exécutif figure d’augmenter la diversité de l’habitat, de favoriser la mixité fonctionnelle et de consolider le potentiel de développement économique de quartiers. Je souhaite également souligner la volonté de la région de viser l’efficacité énergétique et de contribuer ainsi à la transition écologique des quartiers.

2 milliards mobilisés en faveur de la ville et des quartiers, en faveur du logement, des transports et des équipements, c’est un effort inégalé en Île de France. C’est un choix de solidarité et d’égalité des territoires auquel le groupe Centre et Démocrates souscrit pleinement.

Je vous remercie. »

 

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