Stratégie régionale pour la formation et l’orientation professionnelle : retrouvez l’intervention de Marie-Christine DIRRINGER

« Madame la Présidente,

Monsieur le Vice-Président,

Chers collègues,

 

 Le contrat de plan Etat-Région qui nous est aujourd’hui présenté est le fruit d’un travail collaboratif associant les partenaires sociaux et les représentants des administrations nationales et régionales.

Cet effort de coordination des actions des acteurs publics et sociaux grâce à une stratégie concertée doit être salué. Il répond à l’urgence à agir alors que chômage a de nouveau augmenté le mois dernier, y compris dans notre région.

En premier lieu, la question de l’information et de l’orientation professionnelles doit être enfin posée à la mesure des dysfonctionnements dont elle fait l’objet. Entre 30 000 et 40 000 offres d’emploi restent non pourvues chaque année en Île-de-France. 1 jeune actif sur 3 regrette son choix d’orientation.

Le diagnostic Emploi-Formation opéré par Défi-Métiers, la carte unique des bassins économiques et le conventionnement avec les OPCA et les branches trouvent ici leur justification.

L’anticipation des évolutions des métiers sera nécessaire pour améliorer l’efficacité de notre système de formation.

Vous proposez également de nouvelles actions pour améliorer la qualité du conseil en orientation. Nous les accueillons avec beaucoup de bienveillance. Mais nous devrons enfin avancer, et je sais votre engagement sur ce sujet, pour inclure à terme les services d’orientation des lycées et des universités dans le SPRO.

Nous plaidons également, en cette période électorale, pour que l’approche par statut soit enfin abandonnée et que nous puissions créer davantage de lieux d’accueil universels, à l’instar de la magnifique cité des métiers située à la Villette. Les multiples statuts, censés personnaliser les conseils en orientation, constituent en réalité un maquis que les candidats aux formations ont du bien du mal à appréhender.

En second lieu, la stratégie emploi-formation pour 2021 présente un programme ambitieux en matière de formation initiale.

Nous soutenons votre volonté de faire progresser l’apprentissage et nous souhaitons qu’à terme une réforme de ce dispositif offre davantage de flexibilité pour en développer l’usage au sein de toutes les formations professionnelles du secondaire et du supérieur.

Encourager les entreprises et les branches à participer à la définition des formations professionnelles initiales relève, pour nous, d’une question de bon sens et nous vous soutiendrons fortement dans cette direction.

Nous espérons également, avec Charlotte Baelde, pouvoir expérimenter avec les entreprises de nombreuses initiatives au sein des nouveaux campus des métiers. Ils permettront de faire de l’Île-de-France un précurseur des innovations en matière de formation.

Les MOOCs, les nano-degrees et les parcours mixtes doivent faire émerger une logique de certification centrée sur les compétences plutôt que sur les diplômes, et ainsi favoriser l’évolution professionnelle et la sécurisation des parcours.

Vous souhaitez, enfin, rendre les Franciliens acteurs de leur parcours de formation, notamment en renforçant les efforts de formation pour ceux qui mobilisent leurs CPF. C’est, pour notre groupe, un enjeu primordial. Nous soutenons, vous le savez, la création d’un capital emploi-formation qui permettrait aux actifs de mobiliser les aides à la formation de la première année de formation initiale jusqu’à leur départ en retraite.

Les profondes mutations du monde du travail inquiètent, notamment chez ceux qui sont les moins outillés pour y face.

Monsieur le Vice-Président, cette convention multipartite, à laquelle vous avez largement contribué, apporte un grand nombre d’initiatives qui amélioreront l’accès à la formation, qui renforceront la qualité des formations et ainsi sécuriseront les parcours professionnels.

C’est pourquoi nous la soutiendrons.

Je vous remercie. »

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