Stratégie #LEADER : les mesures en faveur de l’entrepreneuriat, l’artisanat et le commerce.

Philippine Laniesse est intervenue en séance plénière sur la stratégie #LEADER et les mesures en faveur de l’entrepreneuriat, l’artisanat et le commerce. Elle a notamment défendu la nécessité d’accompagner les premiers pas des entreprises naissantes ainsi que les entrepreneurs les moins représentés.

Je vais être assez brève car il me semble que le diagnostic quant à la nécessité de relancer une politique régionale en faveur de l’entrepreneuriat, de l’artisanat et du commerce peut faire consensus, et s’inscrit effectivement dans une politique régionale qui a déjà été dessinée.

En Ile-de-France, une entreprise sur cinq exerce une activité artisanale tandis que le secteur du commerce représente près de 20% des établissements dans la région soit plus d’un million d’emplois. Considérant le poids économique de ces entreprises, il était effectivement nécessaire de proposer une offre spécifiquement adaptée aux besoins d’accompagnement à la création ou reprise et au développement de ces entreprises.

Le rapport s’attaque à la nécessité d’augmenter le nombre d’entreprises accompagnées, notamment chez les entrepreneurs moins représentés (les femmes, les entrepreneurs issus des territoires fragiles, les demandeurs d’emploi). Pour cela, il faudra bien sûr poursuivre aussi les efforts sur l’information des entrepreneurs quant aux aides disponibles et sur l’amélioration de leur lisibilité.

Par ailleurs, le soutien aux entreprises dès la phase de préparation du projet, puis pendant les trois premières années, est une mesure essentielle du rapport, qui porte les enjeux de pérennité des entreprises alors que la région francilienne se démarque par un taux d’échec élevé de ces jeunes entreprises. La personnalisation de l’accompagnement selon le rythme et les caractéristiques de l’entreprise est essentielle et peut profiter d’un réseau d’accompagnement plus coordonné en favorisant par exemple la coopération avec des acteurs privés pour diversifier les compétences disponibles.

Il s’agit donc pour les pouvoirs publics de baisser les barrières d’accès à l’entrepreneuriat, notamment les difficultés de financement des jeunes entreprises mais aussi en apportant une aide en termes de stratégie et de compétences.

Toutefois, je tiens à noter aussi que la reprise des entreprises constitue également un enjeu majeur puisque 91 000 entreprises employant au moins un salarié ont à leur tête un dirigeant âgé de 55 ans ou plus et seront donc concernées par la transmission dans les 10 prochaines années. Le secteur du commerce est particulièrement impacté puisque 21% de ses entreprises sont menacées. Nous devrons donc également nous y attacher.

Enfin, je veux dire un mot sur l’annonce une stratégie régionale en faveur de l’artisanat et du commerce sur la période 2018-2021. Lors de la discussion à propos du précédent rapport, nous nous étions réjouis de la méthode de travail collaborative, je me satisfais donc d’autant plus que nous nous en inspirions.

Le président, notre groupe votera donc sans difficultés ce rapport.

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