Séance plénière du 6 juillet 2017 – Hommage à Simone Veil

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Yann Wehrling, président du groupe Centre et Démocrates, revient sur les dernières élections, la disparition d’Helmut Kohl et de Simone Veil, ainsi que les défis auxquels devra faire face l’Union européenne.

Madame la Présidente,

Nous sortons d’une élection présidentielle et législatives où l’Europe a, en réalité, été au cœur des débats. Fait-on avec elle et le reste du monde ou se replie-t-on sur nous-même dans une sorte de logique folle d’auto-suffisance et de croyance dingue que nous pourrions aujourd’hui agir sans les autres ?

Heureusement, la majorité des français n’a pas souhaité tourner le dos à l’histoire de la construction européenne, histoire qui n’est pas derrière nous, mais devant nous.

Et ce sont finalement les décisions d’autres pays qui nous rappellent que rester dans cette idée d’une coopération et d’une solidarité européenne et internationale est la bonne voie : le Brexit anglais ou les déclarations de Donald Trump sur le climat ou l’Otan nous invitent à redoubler d’effort dans la relance de la construction européenne.

Dans ce contexte, Madame la Présidente, qui est de plus alourdi par la disparition de deux figures majeures de la construction européenne que furent Helmut Kohl et Simone Veil, vous avez pris des initiatives et je crois utile de profiter de cette question d’actualité pour vous permettre de nous faire un rapide état des lieux des premiers résultats obtenus.

Je pense notamment à tout ce que vous avez lancé pour donner un cadre d’accueil favorable à toutes les entreprises qui, installées à Londres, souhaitaient garder une présence dans un pays de l’Union européenne.

Le 27 juin dernier, vous vous êtes rendue à Bruxelles pour y rencontrer plusieurs responsables européens, dont le Président et plusieurs membres de la Commission européenne et Michel Barnier, négociateur européen pour le Brexit.

Mais il y a peut-être quelques mauvais signaux auxquels nous devrions être plus que vigilants. Ainsi, apprend-on que plusieurs banques internationales Nomura et Daiwa (deux banques japonaises), Goldman Sachs et le Crédit Suisse, ont préféré s’installer à Francfort.

Le contexte règlementaire et l’ambiance économique générale du pays y jouent un rôle déterminant… Il y a donc là une injonction d’autant plus forte qui nous est faite d’agir de concert et d’urgence avec le gouvernement.

D’ailleurs, le Premier ministre Edouard Philippe annoncera « dans les tous prochains jours » des mesures « pour améliorer l’attractivité de la place de Paris », a-t-il confirmé mardi. Et il a ajouté que ces annonces se feront de concert avec vous. Pouvez-vous nous en donner quelques précisions ?

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