Pour une région Île-de-France sans Sida.

Sandrine Lamiré-Burtin est intervenue en séance plénière pour apporter le soutien du groupe Centre et Démocrates au plan régional de lutte et de prévention contre le Sida. Elle a notamment insisté sur la nécessité de densifier le réseau de prévention en sensibilisant les collectivités locales et le tissu associatif.

 

Madame la Présidente, Madame la Vice-Présidente, Mes chers collègues,

Une volonté très forte de s’engager dès le début de cette mandature autour de la prévention santé et tout particulièrement la lutte contre le VIH/sida. Cette volonté s’est traduite par un engagement il y a 1 an en adoptant la démarche de l’ONUSIDA faisant de la région IDF la première région française engagée dans la démarche des 3 x 90 pour 2020 (90% des personnes vivant avec le VIH connaissant leur statut sérologique, 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement anti rétroviral, 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée).

Il est important de souligner que 25 000 personnes ignorent encore leur séropositivité et c’est en l’IDF qu’on en dénombre le plus.

Avec 20 ans d’expertise, le CRIPS sera le pilier central de la nouvelle stratégie Île-de-France sans-SIDA. Comme le rappelait son président Jean Spiri, durant la dernière commission santé, le centre régional anti-sida dispose de tous les moyens nécessaires pour y parvenir.

Les études internationales le montrent, les campagnes qui ont le plus de résultat sont celles qui ciblent les populations les plus touchées par la propagation du virus. En matière de prévention SIDA, il s’agit en premier lieu des jeunes publics et en particulier des jeunes hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. A l’instar de l’Ipass Contraception, sachons innover pour renforcer notre arsenal de lutte contre la contamination du VIH en Île-de-France.

La nouvelle politique de prévention concernera d’abord les professionnels de santé. La Région s’appuiera pour ce faire sur une concertation menée avec l’ARS pour sensibiliser un maximum de professionnels de santé -notamment les plus jeunes médecins – à la question de la prévention et du dépistage pour démocratiser les nouveaux outils rapides de dépistage existants (TasP, TPE, PrEP).

Il nous faudra également densifier le réseau de prévention en sensibilisant les collectivités locales et le tissu associatif. La présence du CRIPS au salon de l’AMIF n’est pas un hasard et a permis de lancer des initiatives auprès des communes et des instances locales à destination de la jeunesse.

Le tissu associatif jouera un rôle tout aussi essentiel en portant 2 nouvelles innovations soutenues par la région :

  • Les Bus « Trod », tout d’abord, pour intervenir sur tout le territoire notamment les plus reculés, où les CeGIDD sont absents;
  • La diffusion d’auto-tests, ensuite, dont nous saluons la complémentarité avec la Mairie de Paris et l’achat groupé ;

Elargissons autant que nous le pourrons cette sensibilisation aux acteurs régionaux œuvrant au contact de la jeunesse : enseignants des lycées, encadrants des centres d’insertion, et conseillers du réseau information jeunesse et des missions locales.

Madame la Présidente, Madame la Vice-Présidente, vous pouvez compter sur le soutien du groupe CD car vous réussissez, dans le champ d’intervention qui est le vôtre, à apporter des mesures concrètes et innovantes.

Nous l’avons vu dans votre soutien renouvelé aux manifestations telles que Solidays la région en est le plus gros contributeur financier – et au travers des différents appels à projets à destination de la lutte contre les discriminations.

La région peut se vanter d’être un acteur majeur de cette grande cause. Faciliter l’accès à la prévention, au dépistage et au traitement c’est également un clé à la résorption de la fracture sanitaire, un engagement fort de votre campagne.

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