Face à la catastrophe Irma nous avons tous le souhait de venir en aide aux sinistrés

Philippine Laniesse, conseillère régionale de Paris, est intervenue pour le groupe CD sur le vote d’une aide d’urgence pour les victimes de l’ouragan Irma dans les Antilles françaises en séance plénière du conseil régional. Retrouvez le texte de l’intervention en dessous de la vidéo.


 


 

« Madame la présidente.

Evidemment, au moment de voter cette délibération, nous avons tous encore en mémoire les images des destructions causées par les ouragans ces derniers jours, ces dernières semaines, dans les Caraïbes. On sait que les conséquences sont gravissimes. Des dégâts matériels inimaginables, des pertes humaines aussi ; et puis la détresse et le désespoir de ceux qui l’ont affronté et qui ont parfois tout perdu.

Face à cela, au nom de la solidarité – notamment nationale mais pas seulement – comme au nom, je dirais, d’une certaine humanité, je pense que nous avons tous eu le souhait, d’une façon ou d’une autre, de venir en aide à ces populations, sans trop savoir comment faire, comment s’y prendre

Aujourd’hui, nous votons sous votre impulsion, Madame la présidente, cette aide d’urgence, et c’est très bien. Notre collectivité fait ainsi œuvre de solidarité avec nos compatriotes de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, mais aussi avec leurs voisins d’Haïti. Je pense, j’espère, que nous allons voter cette aide à l’unanimité.

Mais je pense aussi que ce serait faire œuvre utile que de continuer à se demander comment on peut, chacun, contribuer à cette solidarité. Le gouvernement a chargé la Fondation de France de centraliser des dons. La Croix Rouge, le Secours Populaire et la Protection civile ont aussi lancé des appels aux dons. Chacun, dans la mesure de ses moyens, peut participer, en donnant ou bien même simplement en diffusant ces appels aux dons.

Et puis, aider ces populations, c’est aussi ne pas les oublier. Logiquement, à mesure que les jours passent, la couverture médiatique s’amenuise, jusqu’à ce que, dans quelques jours ou dans quelques semaines, on en entende peut-être presque plus parler. Et pourtant, ça prendra bien plus que ces quelques semaines pour reconstruire, pour rebâtir, pour vivre à nouveau.

Essayons donc – et je m’adresse ici aux individus plus qu’à la collectivité – de poursuivre notre effort de solidarité, ne serait-ce qu’en pensant à eux, qu’en suivant le travail colossal qui s’ouvre de reconstruction et sûrement aussi, en faisant en sorte, demain, de mieux mesurer les risques immenses que fait peser le réchauffement climatique dans certaines zones de la planète. Nous devons aussi aux victimes cette forme de prise de conscience.

Je vous remercie »

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