Bruno Millienne interroge le Premier Ministre sur l’avenir du Grand Paris

Lors des Questions au gouvernement du 10 octobre, Bruno Millienne, conseil régional et député des Yvelines, a posé une question au Premier Ministre sur la gouvernance institutionnelle de l’Ile-de-France



« Merci Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs et les Ministres,

Mes Chers collègues,

Ma question s’adresse à monsieur le Premier Ministre.

1278 communes, 82 intercommunalités, 8 départements, une métropole composée elle-même de 131 communes et de 12 territoires, plus de 900 groupements de collectivités et bien évidemment, la région administrative. A n’en pas douter, l’Île de France détient le record de la complexité. De quoi donner le tournis à une toupie !

Alors que les dernières lois territoriales se fixaient pour objectif de clarifier les compétences de chaque collectivité, les batailles parlementaires ont laissé des territoires ankylosés et confus. L’organisation francilienne est digne des plus prodigieux mille-feuilles dont on se délecterait sans doute s’il n’était pas question de l’efficacité de l’action publique au service de nos concitoyens.

La « simplification drastique » (pour reprendre les mots du Président de la République) est une absolue nécessité.

Une gouvernance qui fait coexister trois poids lourds, Région, métropole, Paris, ne peut pas fonctionner.

Ce fut une erreur du précédent gouvernement de réduire le périmètre de la métropole au seul ancien département de la Seine qui exclut de fait cinq millions de franciliens et fait peser le risque d’une marginalisation sociale, économique, et culturelle des territoires péri-urbains et ruraux de la grande couronne.

Et la solution ne peut constituer à incorporer à la Métropole des valeurs ajoutées comme Roissy et le plateau de Saclay.

Pour répondre aux défis qui nous sont lancés par les grandes régions du monde, faisons le choix cohérent et logique de la région métropole calquée sur le périmètre de l’Ile-de France et dotée de compétences stratégiques. Si nous voulons bâtir une agriculture, – pour ne prendre que cet exemple – qui serait elle aussi moteur du développement économique, c’est bien cet échelon régional qu’il faut envisager.

Monsieur le Premier Ministre, pouvez-vous éclairer la représentation nationale, les élus locaux et les franciliens, en précisant les orientations retenues par le gouvernement dans la perspective de la conférence du Grand Paris et réaffirmer que vous aurez à cœur de ne pas laisser s’installer une Île-de-France à plusieurs vitesses dont les territoires de grande couronne seraient – à nouveau – les grands oubliés ?

Je vous remercie. »


Monsieur le Premier Ministre Edouard Philippe a affirmé que cette réorganisation devait se faire « dans la plus large concertation » car ce débat est « d’une grande complexité ». Il a appelé à dépasser « les considérations institutionnelles et administratives » pour parvenir à un résultat qui tiendrait d’abord compte de « l’efficacité des politiques publiques » avec pour ambition « d’inventer quelque chose de nouveau pour l’Ile-de-France, de novateur, car il n’existe nulle part en France un schéma existant qui pourrait se calquer sur la situation de francilienne. »

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