Intervention d’Huguette Fouché sur la stratégie régionale pour la forêt et le bois

Huguette Fouché est intervenu en séance plénière du conseil régional sur la nouvelle stratégie forêt et bois. Pour rappel, Yann Wehrling avait rendu mi-septembre à Valérie Pécresse un rapport sur les arbres en Ile-de-France. Retrouvez ci-après les principales idées de l’intervention.



 

Nous approuvons l’ensemble du rapport mais nous souhaitons aborder pour l’essentiel un point précis.

Un des sujets dans la mobilisation du bois en Île-de-France est dans l’acceptabilité de cette exploitation pour des habitants qui considèrent pour beaucoup que le coupe est une atteinte à un environnement dont ils apprécient l’agrément pour leurs loisirs.

Dans le rapport « arbres » remis à Valérie Pécresse, Yann Wehrling a clairement mis en avant les deux idées parfaitement compatibles qu’on peut à la fois conduire des politiques de protection des arbres les plus remarquables, en faire des outils au service du rafraîchissement de l’air et admettre, que dans les forêt, une exploitation est non seulement possible mais également nécessaire.

Si l’arbre doit être protégé en milieu urbain parce qu’il est utile pour rafraîchir l’air, si les plus beaux spécimens doivent être valorisés et protégés au même titre qu’on protège les plus bâtiments et monuments, dans les forêts, il faut évidemment conduire des politiques d’exploitations dans le plein respect des politiques qui sont depuis longtemps le guide d’action des forestiers, à savoir ne pas couper plus qu’on ne replante ou qu’on ne laisse repousser. Comme pour le bâti, on peut détruire et reconstruire des bâtiments sans grande valeur et protéger les joyaux de l’architecture, de le même manière, en matière d’arbre, on peut aisément concevoir des politiques différenciées de l’arbre en fonction de sa valeur et de son usage.

Il faudra également préciser la différence qui peut exister entre les images reçues de l’étranger sur la déforestation dramatique qui touchent des forêts tropicales au profit de plantation d’huiles de palmes ou de prairie pour des troupeaux gigantesques. En France et donc en Ile de France, contrairement à ces pays, non seulement la forêt progresse, mais de plus, son exploitation est conduite dans une logique de sylviculture, à savoir pour « utiliser » le bois, et non pas pour faire des forêts d’autres usages que de la forêt.

Cette subtilité peut paraître évidente, mais dans une région très peuplée et très attachée à ces poumons verts que sont nos forêts, il apparaît nécessaire d’opérer des actions de sensibilisation pour expliquer mieux les choses auprès des habitants. Susciter des rencontres entre promeneurs et forestiers, des visites guidées, des ateliers de travail du bois ouverts à tous, sont des expérimentations à développer. Et puisque l’esprit de base qui préside à cette envie de protection est du ressort de l’écologie, rappelons que le bois est précisément une ressource écologique, tant dans son usage en énergie, et encore davantage quand il devient un matériau de construction. Il y a sans doute également des méthodes d’exploitations qu’il faut totalement généralisées en fonction de ce contexte, à savoir éviter les coupes claires et privilégier des prélèvements diffus les rendant peu perceptibles.

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