VIDEO – Intervention de Philippine Laniesse sur le budget 2018 de développement économique

Retrouvez la vidéo et le texte de l’intervention de Philippine Laniesse lors de la séance du conseil régional d’Île-de-France sur le sujet du développement économique.

« A l’heure d’examiner le budget du développement économique et de l’innovation, je voudrais commencer par saluer l’excellent travail réalisé par Jérôme Chartier lorsqu’il était en charge de ces questions, ainsi que la nomination d’Alexandra Dublanche, dont on connaît la compétence et l’énergie au service de la région.

L’un comme l’autre, d’ailleurs, avez contribué – ou contribuent toujours – à ce que nous bénéficions en commission d’une ambiance de travail particulièrement sereine et constructive… Même si l’explication ne s’arrête pas là… parce que je pense pouvoir dire par ailleurs que l’ensemble des commissaires (ou presque) partagent la même ambition d’œuvrer au service de l’emploi, de la compétitivité et de l’attractivité de l’Île-de-France et, je pense, peuvent reconnaître le volontarisme politique de l’exécutif en la matière.

Bien sûr, nous avons, nous aurons des différends sur des équilibres, des priorités, des choix… Mais reconnaissons que la région a démontré sa volonté d’exercer pleinement ses compétences en matière de développement économique, conformément à l’esprit de la loi NOTRe, et, qu’après avoir œuvré pour rendre les aides plus lisibles, plus harmonieuses et plus accessibles, elle a de nouveau fait beaucoup cette année, notamment en matière de soutien à l’entrepreneuriat, mais aussi à l’endroit du secteur industriel, de l’économie sociale et solidaire, ou encore de l’artisanat et du commerce.

Le budget qui nous est proposé aujourd’hui s’inscrit dans la continuité de cette action politique. La gamme UP est consolidée, l’innovation demeure un axe prioritaire, le soutien à l’entrepreneuriat est poursuivi, et la lutte contre les fractures territoriales – au travers du développement des tiers-lieux et du déploiement du haut-débit – est confirmée.  

 

Je voudrais aussi citer le développement des campus des métiers qui, grâce aux efforts de Charlotte Baelde, permettent d’améliorer le continuum de formation et de renforcer la relation emploi-formation grâce aux partenariats avec les branches professionnelles. Ces campus sont de superbes vitrines de nos formations et de nos talents et nous sommes ravis de voir la progression de 500% de la ligne dédiée que nous avions contribué à créer l’an dernier.

La reprise économique que nous observons aujourd’hui dans notre région est le signe que ces réformes, combinées au travail de fond mené par le nouveau gouvernement, portent leurs fruits. Sur le tourisme, la création d’entreprises et l’implantation d’activités, les courbes se redressent. L’accueil de l’agence bancaire européenne est bien entendu l’un des symboles de notre nouvelle attractivité. Sachons nous en féliciter.

Nous devrons être vigilants cependant à ce que le regain économique bénéficie à tous et qu’il contribue à résorber les inégalités sociales et les fractures territoriales. Nous le savons, les mutations économiques ont profondément marqué certains des territoires franciliens, faisant parfois reculer l’égalité des chances. Notre groupe est fortement engagé à vos côtés pour renverser cette tendance.

 

Vous l’avez dit madame la vice-présidence, ce budget doit aussi assumer une baisse de crédits due à la non-reconduction du « fonds Valls », ou mieux nommé « fonds de transition ».

Et là je dois dire que je suis assez mal à l’aise. Vous accusez l’État de ne pas tenir ses engagements, sous prétexte que Manuel Valls, alors Premier ministre, s’était engagé sur sa reconduction. Mais vous demande-t-on, madame la présidente, de tenir les engagements formulés par Jean-Paul Huchon et la précédente majorité ? Non, et heureusement.

Le gouvernement actuel assume tout à la fois sa volonté de mener une trajectoire budgétaire rigoureuse, de manière à recouvrer de l’indépendance et du crédit vis-à-vis de nos partenaires, et son souhait de reconstruire une relation de confiance, fondée sur la réciprocité et la responsabilité, avec les collectivités territoriales.

Rien à voir, donc, avec le gouvernement précédent, à l’origine de cette promesse de pérennisation, dont on sait qu’elle était un chèque en bois car elle aurait conduit n’importe quelle majorité à réduire d’autant les dotations aux autres collectivités.

J’assume d’autant plus de tenir ce discours que je suis très fière d’avoir été élue, à vos côtés, sur une liste qui faisait de la bonne gestion des deniers publics une priorité, car telle est la première étape du long chemin vers le rétablissement de la confiance des citoyens dans l’action publique.

Je nous invite donc à voter largement ce budget, preuve de l’engagement plein et entier de la majorité en faveur de la croissance, de l’attractivité et de l’emploi, c’est en tout cas ce que notre groupe fera.

Je vous remercie »

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