PRESSE – Contribution des élus MoDem au débat sur la gratuité des transports en commun

Verbatim du communiqué de presse transmis au rédaction le 11 avril 2018 :
Paris, le 11 avril 2018
Valérie Pécresse a décidé de lancer un groupe d’experts pour étudier la question de la gratuité des transports en commun.Le groupe du Centre et des Démocrates s’est investi depuis plusieurs semaines sur cette question, qui a fait l’objet d’un dîner-débat le 26 mars dernier au Plessis-Trévisea indiqué Didier Dousset, Conseiller régional et Administrateur d’Île-de-France Mobilités.
À cette occasion les élus MoDem ont pu constater qu’il demeurait de nombreuses incertitudes pour la mise en place d’une telle mesure en Île-de-France auxquelles le groupe d’experts devra répondreinsiste Yann Wehrling, Président du Groupe CD au Conseil régional d’Île-de-France :
  • Aucune collectivité de taille similaire à l’Île-de-France n’a fait le choix de ce modèle économique. Tallinn, la plus grande ville européenne à avoir fait ce choix, compte moins de 500 000 habitants contre 12 millions pour l’Île-de-France et ne dispose pas de réseau de métro ou de trains régionaux.
  • Le voyageurs contribuent pour près d’un tiers aux fonctionnement des transports en commun, la gratuité représenterait ainsi une perte de 2,7 milliards d’euros à l’échelle régionale pour laquelle il faudra trouver une compensation fiscale.
  • La construction du Grand Paris Express, qui doublera le réseau du métro, et la construction du plus grand réseau de tramway d’Europe nécessiteront de trouver de nouvelles ressources pour financer leur exploitation à partir de 2020. Et le Gouvernement a déjà confié une mission à Gilles Carrez pour trouver 10 milliards d’euros pour financer le surcoût de la construction du Grand Paris Express constatés le mois dernier par la Cour des Comptes.
  • La compensation financière ne pourra venir que d’une hausse de la fiscalité sur les entreprises ou sur les particuliers, y compris ceux qui ne prennent pas les transports. Or notre économie est convalescente et toute hausse significative de la fiscalité lui serait préjudiciable.
  • La gratuité des transports en commun pourrait avoir pour effet d’augmenter la saturation du réseau actuel, en obérant les capacités financières pour investir dans la qualité de l’offre de transport (rénovation du réseau ferré pour augmenter la ponctualité, renouvellement du matériel roulant, modernisation des gares etc.).
  • L’augmentation de l’utilisation des transports en commun, notamment pour lutter contre la pollution de l’air, devrait d’abord passer par une augmentation de l’offre de transport et du potentiel d’inter-modalité, notamment en grande couronne où l’utilisation de son véhicule personnel reste encore souvent la seule solution.
Pour Philippine Laniesse, porte-parole du Groupe CD et membre de la commission Action sociale :Il n’en demeure pas moins qu’il est maladroit d’utiliser le terme de gratuité car il faut éviter d’instiller dans l’esprit des usagers que les transports ne coûtent rien. Le débat doit répondre à une question : quel est le mode de financement le plus juste et le plus efficace pour encourager l’usage des transports en commun ? Nous ne sommes pas convaincus que l’introduction d’un nouveau dispositif fiscal soit la meilleure réponse. »
La réflexion sur la gratuité des transports devra se poursuivre, mais n’attendons pas pour lancer des dispositifs incitatifs innovants comme le Groupe CD l’a proposé avec Navig’Aira rappelé Yann Wehrling, Président du Comité exploratoire Navig’Air à Île-de-France Mobilités. Ce dispositif permettra aux Franciliens de disposer à partir de 2019 d’un compte à points verts qui sera crédité à chaque utilisation des transports en commun et qui pourra être monétisé sous forme d’avantages commerciaux auprès de partenaires.
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