Verbatim de l’intervention de Charlotte Baelde sur l’action régionale en faveur du logement

« Madame la Présidente,

Mes chers collègues,

Avec Région Solidaire en juillet dernier, nous avons décidé de prendre le sujet de la pauvreté à bras le corps. Obtenir des résultats en matière de résorption de la pauvreté exigeait de lancer cette stratégie globale.

2 mois après, nous voici avec des actions concrètes pour renforcer notre politique de soutien à l’accès au logement et à l’amélioration de l’habitat. Nous avons choisi d’exercer cette nouvelle compétence issue de la Loi Notre s’appuyant sur les initiatives du secteur associatif et philanthropique. Je crois sincèrement que c’est une décision sage, qui permettra de gagner en efficacité et d’éviter le dispersement des efforts. Nous profiterons ainsi de l’expertise acquise par les acteurs de terrain en matière d’hébergement et d’habitat.

Nous n’avons pas de chiffres fiables pour évaluer précisément le nombre de sans abris dans notre région. Tout ce que nous savons, c’est que les remontées du terrain concordent et qu’elles ne sont guère rassurantes. Pire, chaque hiver, nous dénombrons des dizaines de victimes du froid sans que cela cesse. Face à situation, nous nous associons avec la Fondation Abbé Pierre et la Fondation Nexity pour créer 30 pensions de famille, qui est le modèle d’hébergement d’urgence que vous privilégiez à juste titre car il allie présence humaine et mise à l’abri durable.

Ensuite, cette stratégie prend le tournant de la prévention. On ne finit pas à la rue par hasard. Les associations que nous rencontrons le savent bien : c’est le résultat d’un enchaînement de situations personnelles difficiles qui fragilisent les parcours de vie. C’est pourquoi nous bâtissons ici une véritable politique de prévention, qui est souvent identifiée comme le chaînon manquant des politiques publiques d’hébergement, en apportant une solution dédiée à chaque situation de fragilité que nous avons pu identifier. Les femmes victimes de violence, les jeunes en cours d’insertion et les ménages modestes se voient ainsi tous proposer des solutions de logement adaptées à leurs besoins spécifiques.

Cette prévention, nous l’appliquons aussi en matière de rénovation de l’habitat. Un habitat dégradé, en particulier dans le secteur privé, c’est une fragilité terrible du parcours de résidence. Cette délibération nous permettra de prévenir le mal-logement en élargissant notre rayon d’actions en matière de d’amélioration de l’habitat et de rénovation des copropriétés dégradées.

Ayons pour les publics fragiles l’ambition qu’ils ont du mal à avoir eux-mêmes. L’Île-de-France, terre de toutes les réussites, c’est possible.

Je vous remercie. »

Partager sur
  • Partager via Facebook
  • Partager via Google
  • Partager via Twitter
  • Partager via Email