#Verbatim Intervention de Sandrine Lamiré-Burtin sur les digitales académies

Lors de la séance plénière du 20 mars 2019, Sandrine Lamiré-Burtin est intervenue pour les élus MoDem sur le soutien régional au réseau des digitales académies d’Île-de-France.

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« Madame la présidente,

Madame la Vice-Présidente,

Mes chers collègues,

Au travers de son schéma régional voté en 2017, la Région Ile-de-France a fait de l’accès pour tous à l’enseignement supérieur une priorité. Elle ne pouvait donc pas passer à côté des Digitales Académies, un projet qui propose des solutions originales pour donner à chacun sa chance de suivre des études supérieures.

Parce que si chaque bachelier a une place à l’université, chaque bachelier n’a pas forcément SA place à l’université. Car le système universitaire demande un temps d’adaptation, beaucoup d’autonomie et une organisation de travail pas évidente pour beaucoup de jeunes qui se retrouvent perdus au milieu de nombreux autres étudiants et qui finissent par démissionner. D’autres jeunes ne tentent même pas leur chance parce qu’ils ne s’en sentent pas capables, et c’est particulièrement le cas dans le sud 77.

Déjà présentes dans le monde de l’entreprise au travers de la formation de ses salariés, les digitales académies font totalement sens pour nos jeunes déjà familiers des pratiques numériques. Au-delà de l’objectif de départ, qui consiste à raccrocher les publics éloignés des universités, leur mode de fonctionnement permet de proposer un accompagnement soutenu, dont certains jeunes ont plus besoin que d’autres et que les universités ont du mal à fournir. Cet encadrement va même assez loin puisqu’il propose une aide à l’orientation et les résultats sont probants : 80% de taux de réussite sur la 1ère année dans la ville de Montereau, à l’initiative de ce nouveau modèle.

Suivre des cours d’université à distance, c’est aussi apporter une souplesse des horaires, même si un présentiel (de 16h minimum) est obligatoire. Il permet à des jeunes de travailler à côté de leurs études car il est important de rappeler que beaucoup de jeunes renoncent encore à poursuivre leurs études pour des raisons financières. Rappelons d’ailleurs que les Digitales Académies offrent les mêmes droits aux bourses et avantages proposés par le CROUS.

Ce modèle d’enseignement s’adapte aussi aux réalités des territoires notamment pour maintenir nos jeunes sur les territoires car force est de constater que ceux qui partent étudier dans les métropoles reviennent peu sur leur territoire d’origine.

La région a fait le choix de mener une politique volontariste pour être une véritable Région solidaire. Cette ambition ne peut exister sans cohésion sociale et territoriale. La région avait déjà apporté son soutien à la création de tiers lieux pour les actifs dans les zones rurales, et le déploiement de tiers lieux universitaires sur notre territoire francilien tombe donc sous le sens.

Ce dispositif permet de s’attaquer de manière pragmatique au décrochage étudiant. C’est un sujet sur lequel nous devons nous mobiliser collectivement, et je crois que l’Etat – dans sa volonté de mobiliser le numérique au service de l’accès à l’enseignement supérieur – accueille favorablement ce modèle et devrait y apporter son soutien, en Ile-de-France et ailleurs.

Nous nous en réjouissons et voterons favorablement ce rapport.

Je vous remercie. »

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