VERBATIM – Questions de Béatrice Lecouturier au préfet de région Michel Cadot

Lors de la séance plénière du 29 mai, les élus du conseil régional ont eu l’occasion de poser des questions au préfet de région, préfet de Paris, M. Michel Cadot. Retrouvez le verbatim de l’interpellation de Béatrice Lecouturier au nom des élus du groupe Centre et Démocrates.

 

« Monsieur le préfet,

Les relations de notre collectivités avec l’État sont nombreuses et constantes comme le démontre votre présence aujourd’hui, et nous nous en réjouissons. Nous avons voté hier le compte administratif et le budget supplémentaire de la région Île-de-France qui concluent sur l’augmentation des ressources régionales et témoignent de l’attention du Gouvernement à l’égard des régions.

Cela s’est également matérialisé par les évolutions des compétences régionales en matière d’emploi-formation. Nous venons ainsi d’adopter la première stratégie régionale d’orientation tout au long de la vie. Un des acteurs partagés, le réseau des missions locales, est aujourd’hui soumis à une évolution de son financement qui suscite des incompréhensions. Pourriez-vous préciser devant nous l’action de l’État en la matière et la situation de vos relations avec les missions locales franciliennes ?

Notre territoire est l’une de ceux qui connaissent  en Europe la plus forte croissance démographique. La conjonction des politiques nationales et régionales, dans le contexte du Brexit, font de l’Île-de-France un territoire extrêmement attractif. Cela génère des opportunités inédites mais accélère également les mutations sur un territoire contraint, ce qui suscite des inquiétudes légitimes.

Nous souhaitons ainsi vous interroger sur plusieurs projets structurants de notre territoire. La plateforme aéroportuaire de Roissy prévoit une forte augmentation du trafic avec la construction prochaine d’un terminal 4. Pourriez-vous nous préciser la position de l’État ainsi que les garde-fous visant à éviter une augmentation des nuisances pour les riverains et de la pollution de l’air ?

Concernant le Grand Paris Express, la Région a voté un fonds exceptionnel pour aider au financement des interconnexions non prévues dans le budget de la SGP. Pourriez-vous nous faire état des questions restant en suspens et la position de l’État sur les interconnexions de Champigny et de La Défense ?

Malgré les plans d’action des collectivités, le sujet de la pollution de l’air reste problématique. Le fret est bien entendu au coeur de ses problématiques et c’est pourquoi nous restons attentifs à la situation de la desserte ferroviaire de la plateforme de Rungis et notamment sur l’avenir de la ligne Perpignan-Rungis. Pouvez-nous nous exposer la position de l’Etat sur ce sujet ?

De plus en plus de communes franciliennes font face à l’apparition de dépôts sauvages, qui sont par endroit de véritables décharges publiques, face auxquelles les élus se sentent impuissants. Il est en effet impossible de surveiller en permanence la totalité des espaces concernés et il est difficile de remonter à la source des déchets et des commanditaires de ces dépôts. Pourriez-vous nous faire un état de vos actions et de votre ambition pour lutter contre ce fléau ?

Enfin, les suites du grand débat ont montré que l’articulation des pouvoirs publics dans les territoires était au centre des attentes de nos concitoyens qui souhaitent davantage de clarté et d’efficacité. Alors que l’Île-de-France se caractérise par un croisement important des compétences entre les multiples administrations décentralisées et déconcentrées, pourriez-vous nous présenter les lignes directrices du projet de refonte exposé par le Président de la République ? »

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